Etudes supérieures

Entretien avec Ben Voyer, Directeur académique undergraduate ESCP Europe

 

Niché au cœur du Borough de Camden à Londres, le directeur académique du Bachelor (Bsc) de l’ESCP Europe, Ben Voyer, m’accueille en pleine effervescence de la journée des carrières, point de rencontre des entreprises et des étudiants, organisée ce jour-là.

Nous entamons la visite du campus d’un pas dynamique, traversant ce bâtiment classé du 19ème siècle avec ses espaces étudiants au sein de petits jardins « cosy ».

Tradition et innovation semblent se fondre en continu depuis l’implantation de l’ESCP Europe en Grande-Bretagne, il y a plus de 40 ans sous le nom de l’EAP.

 

 

Quelles sont les particularités de votre Bachelor in Management (Bsc) ?

 

Un programme poussé à l’international...


De manière générale, c’est un programme très poussé à l’international qui va conduire l’étudiant en 3 ans à étudier dans 3 pays et dans apprendre 3 langues mais au sein d’une même institution ce qui signifie avec une même pédagogie et un même corps professoral tout au long du bachelor.

L’étudiant aura la possibilité de s’immerger à Londres, Paris, Berlin, Madrid, Turin et encore à terme Varsovie. On y retrouve vraiment l’ADN de l’ESCP Europe.

 

...où les mathématiques sont importantes mais également les sciences humaines


Autre spécificité, il s’agit d’un BSc et non d’un BA. La nuance est importante et nous permet de nous positionner différemment par rapport aux autres bachelors en management français.

En effet, les mathématiques vont jouer un rôle important dans le cursus notamment pour ce qui est des techniques quantitatives, mais ce n’est pas notre seule marque de fabrique.

En effet, le BSc de l’ESCP Europe accorde une part très importante aux sciences humaines dans son cursus. Relations internationales, sociologie et même psychologie qu’il a été le premier à introduire dans un programme de ce type. Si on le compare à d’autres études, dans un contexte international, il pourrait se rapprocher des enseignements proposés par les universités américaines en Liberal Arts et en Grande-Bretagne, on pourrait trouver de nombreux points communs avec des cursus de PPE (Philosophy, Politics and Economy).

En d’autres termes, c’est un compromis moderne entre « Sciences Po » aux enseignements plutôt théoriques et aux bachelors des écoles de management très axés sur le côté « business » et la pratique.

 

...dans un contexte où la pédagogie est centrée sur les petits effectifs et l’encadrement


La proximité avec les étudiants est fondamentale dans nos enseignements. Pour vous donner un ordre d’idée, la promotion de cette année est de 115 étudiants. Ceci nous permet, de conduire des travaux dirigés avec des groupes de 28 personnes maximum. En amphithéatre la capacité n’excède pas les 150 personnes. Toutefois, ceci n’empêche pas d’élargir l’audience, le cas échéant, grâce à l’enseignement multiplex qui permet d‘animer un cours intéractif entre deux pays et jusqu’à 6 campus !

Les travaux en groupe sont nombreux et l’accent est mis sur l’accompagnement de l’étudiant. Il va devoir, par exemple, commencer sa première année avec des cours de « study skills » afin de bien comprendre ce qu’on attend de lui, c’est-à-dire un équilibre entre l’acquisition de connaissances et le développement de son sens critique. Pour s’entraîner, il va pouvoir utiliser une approche expérimentale que ce soit grâce à la salle des marchés au sein de l’école, aux salles de visioconférence où il pourra tester ce mode de communication ou encore aux salles informatiques.

Les heures de cours relativement nombreuses comparées aux études en université - environ 20 heures hebdomadaires constituées de 15 heures de cours et 4 heures de langue - contribuent à un suivi pédagogique de qualité sans compter le professeur référent que l’on rencontre au moins une fois par semestre.

 

 

Et en ce qui concerne la reconnaissance du diplôme Bachelor in Management ?


Le bachelor de l’ESCP s’inscrit dans les accords de Bologne (système Licence Master Doctorat) et permet d’obtenir à l’issue des 3 ans, 180 crédits. C’est un diplôme allemand délivré par le sénat de Berlin.

Ceci signifie que l’étudiant, lorsqu’il aura obtenu son bachelor, pourra postuler en master soit à l’ESCP Europe (avec une sélection à l’entrée) soit dans une toute autre institution.

 

 

Quel profil d’étudiants recherchez-vous ?


Pour le bachelor, nous ne cherchons pas forcément les têtes de classe mais les élèves doivent être dans les meilleurs. Ce sont ceux qui obtiendront vraisemblablement mention très bien au bac mais surtout des élèves curieux, ouverts sur le monde et au profil international, des pionniers !

A noter que les français sont minoritaires dans le cursus du bachelor et que l’année dernière 30 nationalités étaient représentées sur les 115 étudiants.

En ce qui concerne le bac, peu importe la série que ce soit S, ES ou L (avec spécialité mathématiques) mais dans tous les cas, ce seront des personnes parfaitement à l’aise en anglais car c’est la langue d’enseignement du bachelor. L’International Baccalaureate (I.B) est également une porte d’entrée appréciée. En dehors des capacités académiques, les activités extra-scolaires du candidat seront valorisées et le bénévolat apprécié.

 

 

Quel est le coût des études ?


13 100 euros par année académique.

 

 

Une nouveauté à partager pour l’année prochaine ?


Depuis sa création, il y a trois ans, le bachelor ne recrutait que des bacheliers ayant passé leur bac à l’étranger.

Dorénavant, tous les bacheliers de France peuvent postuler et quand on sait que l’environnement international compte pour 80% de l’expérience acquise en « undergraduate », c’est certainement une opportunité à saisir. Les étudiants ont également la possibilité de commencer leurs études à Paris, en suivant le même cursus en anglais que les étudiants de Londres.

 

 

Entretien réalisé par Cécile Masek, CDI Registered Career Adviser.
Novembre 2016

 

Pour aller plus loin :


http://www.escpeurope.eu/escp-europe-programmes/bachelor-in-management/bachelor-in-management/overview/overview-bachelor-in-management-escp-europe/

 

 

 

 

 

 

Projet d'avenir

 

Additional Information

En bref

  • The most expensive university MBAs in the UK 2015

    Cliquer sur le lien :

    The most expensive university MBAs in the UK 2015

     

    Classement in Times Higher Education, Août 2015

     
  • 2015: La recherche française en bonne position

     

    2015: La recherche française en bonne position

     

    Selon le dernier rapport 2015 de Thomson Reuters qui permet d’évaluer les résultats en recherches et innovation des différents pays du G20 et leur évolution de 2003 à 20012, la Chine pèse désormais pour 14% du total des publications, les Etats Unis ont perdu 5% de poids dans la production mondiale (de 33% à 27.8%) et l’Europe affiche une même décroissance mais de moindre importance, avec une diminution de 3% (38.5 à 35%).

    La France en Europe arrive à tirer sa carte du jeu. En dix ans, le nombre de publications françaises a augmenté de 28% (51000 à 65000 par an) ! Certes sa part mondiale a régressée avec l’arrivée de la Chine, la Corée du Sud et l’Inde de plus en plus présentes, mais la France fait mieux que la GB en déclin, que l’Allemagne et surtout que le Japon dont l’effondrement lui permet de garder la 5ème place.

     

    Avenue des Ecoles, Avril 2015

     

     
  • Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    L'université Paris Dauphine vient de signer un accord de partenariat en formation et recherche avec les IEP d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Les représentants de Paris-Dauphine et des IEP (Instituts d'études politiques) d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse ont signé le 19 juin 2013 à Toulouse un accord de coopération en matière de formation et de recherche.

    Cette convention cadre s'accompagnera, dans les prochaines semaines, de conventions bilatérales entre l'établissement parisien et chacun des six IEP, l'accord étant décliné en fonction des spécialités de chaque institut.

    Avec pour objectif une application de l'accord à la rentrée 2014."Il s'agit d'une triple ouverture : géographique, disciplinaire et institutionnelle, indique Laurent Batsch, le président de Paris Dauphine. Des étudiants d'IEP qui ne s'étaient pas posé la question de venir étudier à Paris vont pouvoir l'envisager".


    Source : Mathieu Oui, L'Etudiant/educpros.fr, 20.06.2013

     

     
  • Ecole de commerce. Emprunt étudiant

    FR. Ecole de commerce. Emprunt étudiant 

    L'endettement des étudiants français concerne plus d'un jeune sur six en école de commerce …. En effet, les établissements les plus prestigieux n'hésitent pas à facturer l'année d'étude de 10 000 à 15 000 euros par an. Pour tenir leur rang dans une compétition internationale impitoyable, les écoles investissent. " Et comme l'Etat ne nous soutient pas, constate Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles et directeur général de l'Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), il faut bien que les étudiants participent. " Et certains s'endettent. Selon Mr Tapie : " A l'Essec, la scolarité coûte 40 000 euros à l'étudiant. Mais il perçoit en retour, à travers des stages notamment, quelque 24 000 euros. La charge nette est donc de 16 000 euros. Si, pour l'assumer, il emprunte, le prêt correspondra à ses cinq premiers mois de salaire en moyenne... C'est donc très raisonnable. ".

     

    Les banques ne s'y trompent d'ailleurs pas, qui misent sur le prêt étudiant, outil efficace de fidélisation : 60 % des étudiants ont un compte dans le même établissement que leurs parents. Les Caisses d'épargne, par exemple, ont des objectifs ambitieux : doubler le nombre de crédits accordés en 2013, soit 30 000, contre 15 000 l'année précédente.

    Compte tenu des caractéristiques sociologiques de la France, l'essor attendu n'est pas assuré. Le prêt avec garantie d'Etat, par la banque publique Oséo, lancé par Valérie Pécresse en 2008, n'a pas répondu aux attentes de ses promoteurs. Cinq ans plus tard, le système fonctionne à petite vitesse : 40 000 prêts ont été signés au total (pour un montant moyen de 8 000 euros). L'objectif était de 60 000 crédits par an.

    Source: Benoît Floc'h, Maxence Kagni et Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde universités & Entreprises, 16.05.2013, p.9.

     

     
  • Etudes Britanniques à l’étranger

    Etudes Britanniques à l’étranger 

    Transnational education ‘brain drain’ warning. A study into transnational education has found that it can help train students to fill skills gaps in host countries, but also warned that it can contribute to a brain drain and has not led to enhanced research. Transnational education – which includes ventures such as branch campuses, joint degrees and the validation of overseas courses - has been promoted by the universities and science minister

    David Willetts. UK universities had established 25 branch campuses by 2012, according to the Observatory on Borderless Higher Education, in countries including China, the United Arab Emirates, India and Malaysia. In 2010-11 there were 291,595 students studying overseas on programmes validated by UK institutions. But so far there has been “little national data” produced on whether such ventures benefit host countries economically or whether the quality of higher education is boosted, according to the pilot British Council study, released today.

    Davie Matthews, Times higher educational, (THE), 14 May 2013