Etudes supérieures

APB – Retour en France : Le choix de ses études après le bac c’est maintenant !

Plus qu'une semaine pour vous, futurs bacheliers et étudiants, pour formuler vos vœux d'orientation sur la plate-forme d'admission Post-Bac. Voici les dernières recommandations

 

La branche médecine ou Kiné vous intéresse ?


La première année commune aux études de santé (Paces) est l'une des filières les plus demandées par les futurs bacheliers, c'est pourtant l'une des plus sélectives : seuls 15 % des étudiants passent en deuxième année. Il est difficile aujourd'hui de se passer d'une prépa. Les études paramédicales deviennent également de plus en plus sélectives.

Pour aller plus loin : Sur les instituts de formation paramédicales
Eric Nunès, "Etudes paramédicales faire une prépa ou pas ? », Le Monde, 5.10.2015

 

Des études à Sciences Po ? Oui mais où avez-vous la meilleure chance de réussite ?


Bien choisir son établissement c'est peut-être déjà choisir le niveau de difficulté de son concours d'entrée -sans parler du concours commun organisé par plusieurs instituts qui facilite l'exercice- mais surtout c'est dessiner le profil de votre carrière.
Sciences Po c'est Paris, avec la difficulté d'intégration que l'on connait, mais aussi 10 Instituts d'études Politiques présents en France avec chacun de réelles spécificités.
Sachez également que Sciences Po Paris qui a ouvert une école de droit en 2009 permet de vous présenter au barreau. Belle carte à jouer !


Pour aller plus loin : Eric Nunès, « Paris ou un IEP de région ? A chacun son Sciences Po », Le Monde, 9.12.2015

 

Le droit mène à tout !


Les deux premières études difficiles vous paraitront sans débouchées concrètes, ensuite l'intérêt de cette voie universitaire se révélera à vous. Vous pouvez aussi rapidement passer les concours de la fonction publique si vous peinez à poursuivre votre cursus. En deux ans après le bac, il est également possible d'obtenir un DUT carrières juridiques et d'accéder à des emplois d'assistant dans des services juridiques aussi bien que de tenter des concours administratifs. Pour autant, nombreux sont les titulaires de ce DUT à poursuivre leurs études. Toujours en 2 ans après le bac, il existe un BTS notariat qui permet de devenir collaborateur de notaire.
Si vous êtes patient et choisissez bien votre master, des métiers passionnants vous attendent en dehors de la magistrature ou du barreau !


Votre vocation c'est la robe et l'international ?
Bon à savoir : l'Ecole de formation du barreau de Paris - la plus importante de France puisqu'elle forme quelques 1500 étudiants à elle seule - reçoit ainsi de plus en plus de candidats diplômés de Sciences Po. De plus en plus nombreux sont également ceux qui ont d'abord obtenu aux États-Unis un LL.M indispensable pour travailler dans un cabinet d'affaires international.


Pour aller plus loin : Guide sur les débouchés des études de Droit
Olivier Rollot, « A quoi mènent les études de droit ? », Le Monde, 20.01.2016

 

La psychologie : est-ce aujourd'hui encore possible ?


Pas facile les débouchés ! En fac ce n'est pas seulement le taux le plus bas de réussite dans les premières années pour cause de manque d'encadrement. Cela reste aussi paradoxalement l'une des filières les plus demandées sur la plate-forme admission post bac, puisqu'elle a attiré plus de 7 % des nouveaux inscrits à l'université à la rentrée 2014.
Il vous faudra beaucoup de motivation et de constance pour vous orienter dans cette voie, dont la matière n'a jamais été proposée au lycée. En effet seuls 15 % environ des étudiants qui s'inscrivent en première année de licence (L1) deviendront psychologues.


Pour aller plus loin : Témoignages d'étudiants en psychologie
Laura Buratti, « A quoi ressemble la première année de psychologie », Le Monde, 11.03.2016

 

Devenir ingénieur par quelle voie ?


Deux accès traditionnels sont possibles pour devenir ingénieurs. Mais connaissez-vous la troisième?
La voie royale avec la classe qui est la classe prépa (GPGE) ou son alternative, la prépa intégrée, sélective mais qui ne fournit pas toujours d'équivalences.
Une troisième voie, celle des cycles préparatoires communs (CPC), est peu connue. Elle se situe à mi-chemin entre la prépa ¬intégrée et la classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE).
Une centaine d'écoles, comme celles du réseau ¬Polytech, les instituts nationaux polytechniques (INP) ou la fédération Gay-Lussac, sont accessibles par ces cycles. Ils s'adressent aux néo bacheliers effrayés à l'idée de préparer pendant deux ans un concours en CPGE, mais surtout à ceux qui ne souhaitent pas se spécialiser trop vite en intégrant la prépa intégrée d'une école donnée.


Le principe ? Une sélection postbac sur dossier scolaire et entretien individuel après validation du dossier APB, une préparation en deux ans, et une admission dans l'une des écoles du réseau en fonction des vœux émis et des résultats au contrôle continu.
Attention, victime de son succès, la « prépa des INP » a reçu, en 2015, 4 000 candidatures pour seulement 400 places sur ses différents sites. La sélection y est donc sévère.

Pour aller plus loin : Séverin Graveleau, « Les CPC, une troisième voie pour entrer en école d'ingénieur » Le Monde 25.02.2016

 

Une école de commerce, tel est votre souhait ?


Là encore plusieurs choix s'offrent à vous. La voie royale reste la prépa dans les classes préparatoires économiques et commerciales. Ici bien sûr, le choix de la prépa est primordial.
Aujourd'hui les admissions parallèles gagnent du terrain. Selon les dernières statistiques (2014) de la Conférence des grandes écoles, seuls 37 % des entrants ont suivi la classe prépa, 53 % des étudiants sont entrés par le biais des admissions parallèles, et, enfin, 10 % ont été ¬intégrés directement après le bac.
Quelques concours pour des écoles en admission parallèle : Le concours Passerelle rassemble douze établissements, dont Grenoble Ecole de management et l'Ecole supérieure de commerce de Rennes. Tremplin, lui, ¬réunit les trois écoles Ecricome. Quant au concours Ambitions +, ouvert aux niveaux bac + 2 et bac + 3, il donne accès à quatre écoles : European Business School Paris, l'Ecole supérieure du commerce extérieur, IPAG Business School et Paris School of Business.

Pour aller plus loin : Diane Galbaut, « Ecoles de commerce : postbac, après une prépa ou via les admissions parallèles, toutes les façons d'y entrer », Le Monde, 1.02.2016

 

Une nouvelle et troisième voie entre la Fac et la prépa : le Bachelor

Le bachelor, diplôme en trois ou quatre ans, offre une troisième voie à ceux qui ne sont attirés ni par la fac ni par le cursus prépa-grande école. Il leur permet de construire leur parcours par étapes.
La plupart des écoles de commerce et de gestion l'ont adopté, plusieurs écoles d'ingénieurs s'y mettent, d'autres filières s'y intéressent aussi. En quelques années, le bachelor a conquis une place de choix dans l'enseignement supérieur français. On dénombre aujourd'hui plusieurs centaines de ces bachelors. Les raisons ne manquent pas, qui expliquent cette ascension fulgurante. Pour les étudiants, le bachelor vient pallier les lacunes de l'offre traditionnelle des écoles. Jusqu'à une date récente, en effet, celles-ci n'offraient pas de sortie vers l'emploi à bac +3 ou à bac +4. C'est chose faite avec le bachelor.

Mais attention ce diplôme couteux (entre 4 000 et 8 000 euros l'année) n'est pas reconnu au niveau national. Seuls les labels permettent de s'assurer qu'un bachelor donne lieu à des équivalences.
A la sortie de ce cursus, les diplômés ont le choix. Ils peuvent entrer dans la vie active – quitte à reprendre leurs études plus tard, par exemple en mastère spécialisé ou en MBA – ou, cas le plus fréquent après un bac +3, enchaîner sur un cycle « grande école », voire un master universitaire.

 

Et si je tentais une école d'art ?


Les écoles d'arts sont très demandées et les places sont chères. Que ce soit par la voie des concours ou de la sélection sur dossier, les établissements qui forment aux domaines artistiques cherchent à distinguer la singularité des candidats. Mais aujourd'hui dans ce domaine les choses évoluent à grande vitesse et contrairement aux idées reçues, les écoles d'art permettent une plutôt bonne insertion professionnelle, contrairement à ce que l'on pourrait penser.
Les formations artistiques sont totalement bouleversées par la révolution des nouvelles technologies. Les choses évoluent sur le plan technique avec la multiplication de nouveaux outils, de logiciels, mais c'est surtout en matière pédagogique que la révolution se joue.

Pour aller plus loin : Diane Galbaud, « les écoles d'art font leur révolution numérique », Le Monde, 3.12.2015

 

 

Sport : faire de ma passion un métier ?

Le nombre d'élèves inscrits en première année de licence est passé de 10 000 à près de 24 000 depuis 2008. Les places sont chères en Staps : seules huit facs de Sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps), sur cinquante structures en France réparties sur 63 sites, laissent aujourd'hui « l'accès aux études libre » et ne pratiquent donc pas de sélection ou de tirage au sort.

Pour aller plus loin : Séverin Graveleau, Ces facs de sport qui ne sélectionnent pas encore leurs étudiants, Le Monde, 12.02.2016

 

 

Pour nos conseils sur les établissements scolaires à Londres, lors de votre retour en France ou sur les activités extra-scolaires en français ou anglais, contactez-nous sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Avenue des Ecoles, Mars 2016

 

Source :


Calendrier de la procédure APB 2016

 

 

Projet d'avenir

 

Additional Information

En bref

  • The most expensive university MBAs in the UK 2015

    Cliquer sur le lien :

    The most expensive university MBAs in the UK 2015

     

    Classement in Times Higher Education, Août 2015

     
  • Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    L'université Paris Dauphine vient de signer un accord de partenariat en formation et recherche avec les IEP d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Les représentants de Paris-Dauphine et des IEP (Instituts d'études politiques) d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse ont signé le 19 juin 2013 à Toulouse un accord de coopération en matière de formation et de recherche.

    Cette convention cadre s'accompagnera, dans les prochaines semaines, de conventions bilatérales entre l'établissement parisien et chacun des six IEP, l'accord étant décliné en fonction des spécialités de chaque institut.

    Avec pour objectif une application de l'accord à la rentrée 2014."Il s'agit d'une triple ouverture : géographique, disciplinaire et institutionnelle, indique Laurent Batsch, le président de Paris Dauphine. Des étudiants d'IEP qui ne s'étaient pas posé la question de venir étudier à Paris vont pouvoir l'envisager".


    Source : Mathieu Oui, L'Etudiant/educpros.fr, 20.06.2013

     

     
  • Ecole de commerce. Emprunt étudiant

    FR. Ecole de commerce. Emprunt étudiant 

    L'endettement des étudiants français concerne plus d'un jeune sur six en école de commerce …. En effet, les établissements les plus prestigieux n'hésitent pas à facturer l'année d'étude de 10 000 à 15 000 euros par an. Pour tenir leur rang dans une compétition internationale impitoyable, les écoles investissent. " Et comme l'Etat ne nous soutient pas, constate Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles et directeur général de l'Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), il faut bien que les étudiants participent. " Et certains s'endettent. Selon Mr Tapie : " A l'Essec, la scolarité coûte 40 000 euros à l'étudiant. Mais il perçoit en retour, à travers des stages notamment, quelque 24 000 euros. La charge nette est donc de 16 000 euros. Si, pour l'assumer, il emprunte, le prêt correspondra à ses cinq premiers mois de salaire en moyenne... C'est donc très raisonnable. ".

     

    Les banques ne s'y trompent d'ailleurs pas, qui misent sur le prêt étudiant, outil efficace de fidélisation : 60 % des étudiants ont un compte dans le même établissement que leurs parents. Les Caisses d'épargne, par exemple, ont des objectifs ambitieux : doubler le nombre de crédits accordés en 2013, soit 30 000, contre 15 000 l'année précédente.

    Compte tenu des caractéristiques sociologiques de la France, l'essor attendu n'est pas assuré. Le prêt avec garantie d'Etat, par la banque publique Oséo, lancé par Valérie Pécresse en 2008, n'a pas répondu aux attentes de ses promoteurs. Cinq ans plus tard, le système fonctionne à petite vitesse : 40 000 prêts ont été signés au total (pour un montant moyen de 8 000 euros). L'objectif était de 60 000 crédits par an.

    Source: Benoît Floc'h, Maxence Kagni et Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde universités & Entreprises, 16.05.2013, p.9.

     

     
  • Etudes Britanniques à l’étranger

    Etudes Britanniques à l’étranger 

    Transnational education ‘brain drain’ warning. A study into transnational education has found that it can help train students to fill skills gaps in host countries, but also warned that it can contribute to a brain drain and has not led to enhanced research. Transnational education – which includes ventures such as branch campuses, joint degrees and the validation of overseas courses - has been promoted by the universities and science minister

    David Willetts. UK universities had established 25 branch campuses by 2012, according to the Observatory on Borderless Higher Education, in countries including China, the United Arab Emirates, India and Malaysia. In 2010-11 there were 291,595 students studying overseas on programmes validated by UK institutions. But so far there has been “little national data” produced on whether such ventures benefit host countries economically or whether the quality of higher education is boosted, according to the pilot British Council study, released today.

    Davie Matthews, Times higher educational, (THE), 14 May 2013 

     

     

     
  • Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État français

    Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État français

     

    FR. Coûts des universités. Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État. Les élèves des classes prépas sont ceux qui coûtent le plus cher. Plus d’un jeune sur deux accède à l’Enseignement supérieur, et 650.000 d’entre eux bénéficient d’une bourse. Le rapport sur «L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en France» vient d’être publié début mai par le gouvernement. Un secteur qui pèse 28 milliards d’euros en 2011. 2.347.800 étudiants étaient inscrits dans l’enseignement supérieur cette année-là, un nombre qui «n’a jamais été aussi important.

    À 11.630 euros, la dépense annuelle moyenne par étudiant baisse légèrement par rapport à l’an passé , l’hexagone se classant dans la moyenne des pays de l’OCDE. La France reste néanmoins loin des États-Unis, champions en la matière avec plus de 22.000 euros dépensés par étudiant. Une générosité qui trouve peut-être son explication dans l’origine des fonds. Alors que l’argent public représente plus de 80 % des financements en France ou en Allemagne, les pays anglo-saxons n’hésitent pas à recourir massivement à l’argent privé: près de 55 % du total en Australie, 61 % aux États-Unis et 70 % au Royaume-Uni. Source : Quentin Blanc, Le Monde, 3.05.2013