Etudes supérieures

La "graduation" dans les universités britanniques, une cérémonie respectueuse des traditions.

Les Britanniques ont le sens de la tradition, comme le prouvent les différentes cérémonies de fin d'études ou graduations qui ont lieu depuis fin juin dans tout le pays.

 

 

Celle de la prestigieuse université d'Oxford en est un exemple brillant. Bien entendu, en raison du grand nombre d’étudiants répartis dans les trente-huit collèges, plusieurs cérémonies similaires ont lieu en juillet.

Les futurs diplômés ou graduants se retrouvent tout d'abord pour le déjeuner dans leur collège, avec leurs invités - trois maximum - où le doyen du collège leur expose le déroulement de la cérémonie.

Ils doivent alors être en costume noir, chemise blanche et nœud papillon blanc pour les garçons, et en jupe noire, chemise blanche, bas et lavallière noirs pour les filles.

Tout le monde se dirige ensuite vers le Sheldonian Theatre, construit au 17e siècle par Sir Christopher Wren, des années avant la Cathédrale St Paul de Londres.

Les familles et amis se répartissent dans les gradins tandis que les étudiants s'assoient en contrebas. Tous portent la toge noire de l’undergraduate, qu'ils ont acquise en première année et qu'ils doivent revêtir à chaque examen.

Les étudiants qui ont obtenu un first (mention TB) en première année se distinguent avec une toge brodée plus longue.

 

Entrent alors le vice-chancelier de l'université et ses assesseurs, précédés par les huissiers. Le silence se fait et le vice-chancelier félicite tous les candidats et annonce que la cérémonie se déroulera en  latin, selon une tradition vieille de 800 ans.

Les assesseurs nomment alors les doctorants, qui s'avancent au côté de leurs doyens respectifs.

Ces derniers présentent en latin leurs étudiants au vice-chancelier qui les félicite dans la même langue, le tout avec force salutations et révérences de part et d'autre.

Les doctorants quittent alors le théâtre et le même rituel se répète pour les futurs détenteurs de maîtrises puis de licences, par vagues de quinze ou vingt étudiants.

 

Enfin, l'ensemble des diplômés retournent dans le théâtre, sous les vivas, arborant fièrement leur nouvelle toge de graduated, par opposition aux graduants.

Un code couleur bien précis permet de distinguer les différents diplômes et les matières : toge rouge et bleue pour les docteurs de l'université, bordée d'hermine pour les licenciés, noire et or pour les maîtres es sciences, noire et bleue pour les maîtres es lettres etc.

La cérémonie se termine alors que chaque nouveau diplômé s'incline de nouveau devant le vice-chancelier et ses assesseurs, lesquels soulèvent en retour leur chapeau afin de marquer leur respect.

Enfin, les jeunes gens retrouvent leurs familles dans la cour pavée du théâtre et sacrifient à la traditionnelle photo et au lancer de chapeau!

Cette journée restera gravée dans la mémoire des étudiants comme la reconnaissance de nombreuses années de travail et marque leur accession au cercle très fermé des diplômés d'Oxford.

 

Il est juste un peu regrettable que les grandes universités françaises ne rendent plus hommage à leurs étudiants de la sorte!

 

Caroline Sulzer pour Avenue des Ecoles, août 2015

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Projet d'avenir

 

Additional Information

En bref

  • The most expensive university MBAs in the UK 2015

    Cliquer sur le lien :

    The most expensive university MBAs in the UK 2015

     

    Classement in Times Higher Education, Août 2015

     
  • Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    L'université Paris Dauphine vient de signer un accord de partenariat en formation et recherche avec les IEP d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Les représentants de Paris-Dauphine et des IEP (Instituts d'études politiques) d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse ont signé le 19 juin 2013 à Toulouse un accord de coopération en matière de formation et de recherche.

    Cette convention cadre s'accompagnera, dans les prochaines semaines, de conventions bilatérales entre l'établissement parisien et chacun des six IEP, l'accord étant décliné en fonction des spécialités de chaque institut.

    Avec pour objectif une application de l'accord à la rentrée 2014."Il s'agit d'une triple ouverture : géographique, disciplinaire et institutionnelle, indique Laurent Batsch, le président de Paris Dauphine. Des étudiants d'IEP qui ne s'étaient pas posé la question de venir étudier à Paris vont pouvoir l'envisager".


    Source : Mathieu Oui, L'Etudiant/educpros.fr, 20.06.2013

     

     
  • Ecole de commerce. Emprunt étudiant

    FR. Ecole de commerce. Emprunt étudiant 

    L'endettement des étudiants français concerne plus d'un jeune sur six en école de commerce …. En effet, les établissements les plus prestigieux n'hésitent pas à facturer l'année d'étude de 10 000 à 15 000 euros par an. Pour tenir leur rang dans une compétition internationale impitoyable, les écoles investissent. " Et comme l'Etat ne nous soutient pas, constate Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles et directeur général de l'Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), il faut bien que les étudiants participent. " Et certains s'endettent. Selon Mr Tapie : " A l'Essec, la scolarité coûte 40 000 euros à l'étudiant. Mais il perçoit en retour, à travers des stages notamment, quelque 24 000 euros. La charge nette est donc de 16 000 euros. Si, pour l'assumer, il emprunte, le prêt correspondra à ses cinq premiers mois de salaire en moyenne... C'est donc très raisonnable. ".

     

    Les banques ne s'y trompent d'ailleurs pas, qui misent sur le prêt étudiant, outil efficace de fidélisation : 60 % des étudiants ont un compte dans le même établissement que leurs parents. Les Caisses d'épargne, par exemple, ont des objectifs ambitieux : doubler le nombre de crédits accordés en 2013, soit 30 000, contre 15 000 l'année précédente.

    Compte tenu des caractéristiques sociologiques de la France, l'essor attendu n'est pas assuré. Le prêt avec garantie d'Etat, par la banque publique Oséo, lancé par Valérie Pécresse en 2008, n'a pas répondu aux attentes de ses promoteurs. Cinq ans plus tard, le système fonctionne à petite vitesse : 40 000 prêts ont été signés au total (pour un montant moyen de 8 000 euros). L'objectif était de 60 000 crédits par an.

    Source: Benoît Floc'h, Maxence Kagni et Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde universités & Entreprises, 16.05.2013, p.9.

     

     
  • Etudes Britanniques à l’étranger

    Etudes Britanniques à l’étranger 

    Transnational education ‘brain drain’ warning. A study into transnational education has found that it can help train students to fill skills gaps in host countries, but also warned that it can contribute to a brain drain and has not led to enhanced research. Transnational education – which includes ventures such as branch campuses, joint degrees and the validation of overseas courses - has been promoted by the universities and science minister

    David Willetts. UK universities had established 25 branch campuses by 2012, according to the Observatory on Borderless Higher Education, in countries including China, the United Arab Emirates, India and Malaysia. In 2010-11 there were 291,595 students studying overseas on programmes validated by UK institutions. But so far there has been “little national data” produced on whether such ventures benefit host countries economically or whether the quality of higher education is boosted, according to the pilot British Council study, released today.

    Davie Matthews, Times higher educational, (THE), 14 May 2013 

     

     

     
  • Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État français

    Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État français

     

    FR. Coûts des universités. Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État. Les élèves des classes prépas sont ceux qui coûtent le plus cher. Plus d’un jeune sur deux accède à l’Enseignement supérieur, et 650.000 d’entre eux bénéficient d’une bourse. Le rapport sur «L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en France» vient d’être publié début mai par le gouvernement. Un secteur qui pèse 28 milliards d’euros en 2011. 2.347.800 étudiants étaient inscrits dans l’enseignement supérieur cette année-là, un nombre qui «n’a jamais été aussi important.

    À 11.630 euros, la dépense annuelle moyenne par étudiant baisse légèrement par rapport à l’an passé , l’hexagone se classant dans la moyenne des pays de l’OCDE. La France reste néanmoins loin des États-Unis, champions en la matière avec plus de 22.000 euros dépensés par étudiant. Une générosité qui trouve peut-être son explication dans l’origine des fonds. Alors que l’argent public représente plus de 80 % des financements en France ou en Allemagne, les pays anglo-saxons n’hésitent pas à recourir massivement à l’argent privé: près de 55 % du total en Australie, 61 % aux États-Unis et 70 % au Royaume-Uni. Source : Quentin Blanc, Le Monde, 3.05.2013