Etudes supérieures

Spécial élections britanniques (Part II) : Quelles sont les propositions des différents partis en matière d’Education ?

 

Propositions des différents partis politiques.

 

Le 7 mai 2015, les Britanniques élisent leurs députés qui devront former le prochain gouvernement. L’Education est bien sûr au centre des débats.

Si les approches des différents partis sont sensiblement différentes quant au degré d’autonomie des établissements, les promesses électorales seront contraintes par les restrictions budgétaires quelle que soit la composition du nouveau gouvernement.

  

Conservateurs

  • Poursuivre le programme d’académies et créer 500 nouvelles free schools.
  • Maintenir les 8 Regional school   commissionners et étendre leurs pouvoirs.
  • Toutes les écoles qui ne sont pas notées good ou outstanding par l’OFSTED   seront obligées de devenir des académies c’est-à-dire 20% des écoles   d’Etat environ seront converties et une nouvelle équipe sera mise en place.
  • Pas d’augmentation du budget par élève.

Travaillistes

  • Conserver les free schools déjà existantes mais elles seront rebaptisées et   soumises à davantage de contrôle par les autorités locales.
  • Le Labour party souhaite mettre en place des   directeurs indépendants des standards pour suivre les performances des écoles   et intervenir si besoin.
  • Mesures pour faciliter la garde d’enfants de   primaire entre 8h et 18h.
  • Réduire les tarifs des universités à £6,000 au   lieu de £9,000 actuellement.
  • Augmentation des budgets en phase avec   l’inflation.
  • Reconsidérer le business rate relief des écoles privées si elles ne   travaillent pas avec le public.
  • Développer les filières professionnelles et associer les Local Enterprise   Partnerships dans l’orientation.
  • Mettre en place un National bac plus   généraliste.

Libéraux Democrates

  • Remplacer les school commissionners   par des headteachers boards élus
  • Conserver les free schools et académies mais réduire leur liberté en   terme de programme pédagogique et n’employer que des enseignants qualifiés
  • Poursuivre le   programme de pupil premium allouant   des ressources supplémentaires aux écoles ayant des enfants de milieu   défavorisés.
  • Poursuivre le   programme de free   school meals pour tous les enfants jusqu’à l’âge de 8 ans.

UKIP

  • Conserver les free schools   ouvertes et promouvoir les valeurs britanniques
  • Permettre aux écoles de devenir des grammar   schools sélectives
  • Développer l’apprentissage
  • Suppression des frais universitaires pour les   étudiants choisissant des secteurs en pénurie de ressources (science, médecine,   technologie, ingénierie, mathématiques) à condition qu’ils restent en   Angleterre au moins 5 ans après leur Licence.
  • Aligner les tarifs universitaires des étudiants   européens sur les non européens.

Green party

  • Intégrer free school et académies au sein des autorités locales.
  • Remplacer l’OFSTED par un National   Council of Educational Excellence travaillant en collaboration avec les   autorités locales.
  • Supprimer l’augmentation au mérite pour les enseignants
  • Etendre les repas gratuits pour tout le   primaire.
  • Réduire la taille des classes.
  • Supprimer les tableaux comparatifs des   performances entre écoles (League tables).
  • Intégrer les grammar schools dans   les écoles d’Etat normales.

 

Bénédicte Yue pour Avenue des Ecoles, 7 mai 2015

 

Projet d'avenir

 

Additional Information

En bref

  • The most expensive university MBAs in the UK 2015

    Cliquer sur le lien :

    The most expensive university MBAs in the UK 2015

     

    Classement in Times Higher Education, Août 2015

     
  • 2015: La recherche française en bonne position

     

    2015: La recherche française en bonne position

     

    Selon le dernier rapport 2015 de Thomson Reuters qui permet d’évaluer les résultats en recherches et innovation des différents pays du G20 et leur évolution de 2003 à 20012, la Chine pèse désormais pour 14% du total des publications, les Etats Unis ont perdu 5% de poids dans la production mondiale (de 33% à 27.8%) et l’Europe affiche une même décroissance mais de moindre importance, avec une diminution de 3% (38.5 à 35%).

    La France en Europe arrive à tirer sa carte du jeu. En dix ans, le nombre de publications françaises a augmenté de 28% (51000 à 65000 par an) ! Certes sa part mondiale a régressée avec l’arrivée de la Chine, la Corée du Sud et l’Inde de plus en plus présentes, mais la France fait mieux que la GB en déclin, que l’Allemagne et surtout que le Japon dont l’effondrement lui permet de garder la 5ème place.

     

    Avenue des Ecoles, Avril 2015

     

     
  • Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    L'université Paris Dauphine vient de signer un accord de partenariat en formation et recherche avec les IEP d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Les représentants de Paris-Dauphine et des IEP (Instituts d'études politiques) d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse ont signé le 19 juin 2013 à Toulouse un accord de coopération en matière de formation et de recherche.

    Cette convention cadre s'accompagnera, dans les prochaines semaines, de conventions bilatérales entre l'établissement parisien et chacun des six IEP, l'accord étant décliné en fonction des spécialités de chaque institut.

    Avec pour objectif une application de l'accord à la rentrée 2014."Il s'agit d'une triple ouverture : géographique, disciplinaire et institutionnelle, indique Laurent Batsch, le président de Paris Dauphine. Des étudiants d'IEP qui ne s'étaient pas posé la question de venir étudier à Paris vont pouvoir l'envisager".


    Source : Mathieu Oui, L'Etudiant/educpros.fr, 20.06.2013

     

     
  • Ecole de commerce. Emprunt étudiant

    FR. Ecole de commerce. Emprunt étudiant 

    L'endettement des étudiants français concerne plus d'un jeune sur six en école de commerce …. En effet, les établissements les plus prestigieux n'hésitent pas à facturer l'année d'étude de 10 000 à 15 000 euros par an. Pour tenir leur rang dans une compétition internationale impitoyable, les écoles investissent. " Et comme l'Etat ne nous soutient pas, constate Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles et directeur général de l'Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), il faut bien que les étudiants participent. " Et certains s'endettent. Selon Mr Tapie : " A l'Essec, la scolarité coûte 40 000 euros à l'étudiant. Mais il perçoit en retour, à travers des stages notamment, quelque 24 000 euros. La charge nette est donc de 16 000 euros. Si, pour l'assumer, il emprunte, le prêt correspondra à ses cinq premiers mois de salaire en moyenne... C'est donc très raisonnable. ".

     

    Les banques ne s'y trompent d'ailleurs pas, qui misent sur le prêt étudiant, outil efficace de fidélisation : 60 % des étudiants ont un compte dans le même établissement que leurs parents. Les Caisses d'épargne, par exemple, ont des objectifs ambitieux : doubler le nombre de crédits accordés en 2013, soit 30 000, contre 15 000 l'année précédente.

    Compte tenu des caractéristiques sociologiques de la France, l'essor attendu n'est pas assuré. Le prêt avec garantie d'Etat, par la banque publique Oséo, lancé par Valérie Pécresse en 2008, n'a pas répondu aux attentes de ses promoteurs. Cinq ans plus tard, le système fonctionne à petite vitesse : 40 000 prêts ont été signés au total (pour un montant moyen de 8 000 euros). L'objectif était de 60 000 crédits par an.

    Source: Benoît Floc'h, Maxence Kagni et Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde universités & Entreprises, 16.05.2013, p.9.

     

     
  • Etudes Britanniques à l’étranger

    Etudes Britanniques à l’étranger 

    Transnational education ‘brain drain’ warning. A study into transnational education has found that it can help train students to fill skills gaps in host countries, but also warned that it can contribute to a brain drain and has not led to enhanced research. Transnational education – which includes ventures such as branch campuses, joint degrees and the validation of overseas courses - has been promoted by the universities and science minister

    David Willetts. UK universities had established 25 branch campuses by 2012, according to the Observatory on Borderless Higher Education, in countries including China, the United Arab Emirates, India and Malaysia. In 2010-11 there were 291,595 students studying overseas on programmes validated by UK institutions. But so far there has been “little national data” produced on whether such ventures benefit host countries economically or whether the quality of higher education is boosted, according to the pilot British Council study, released today.

    Davie Matthews, Times higher educational, (THE), 14 May 2013