Etudes supérieures

APB : La grande manoeuvre

 

 

Admission post-bac (APB) est le portail s’inscription pour les études supérieures en France mais pas pour toutes les filières ni pour toutes les écoles...

 

C’est ce qui fait son charme relatif et qui entraîne le futur étudiant dans un parcours du combattant rempli d’imprévus et d’embûches. C’est sans doute pour cela, qu’il faut s’y prendre tôt et avoir sérieusement réfléchi à ses options avant de se lancer dans le processus.

En effet, le premier et fondamental élément à définir est quel sujet je souhaite étudier l’année prochaine ? Finalement, quel que soit le pays d’étude, on en revient toujours à cette question de base.

On peut certes se laisser griser par le nombre de choix possibles (36 au maximum) mais comme il faudra hiérarchiser ses vœux à un moment donné, c’est-à-dire définir sa priorité en terme de sujet d’étude mais aussi de filière, les 36 options peuvent devenir 36 miroirs aux alouettes et compromettre un « bon » choix d’orientation.

Sans compter qu’il faudra également mener des recherches sur certains cursus hors APB pour optimiser ses chances d’intégrer la filière convoitée.

 

 

Préparation des vœux d’abord…

 

Grâce à la machine APB…il faut, avant toute chose, télécharger et imprimer le guide du candidat adéquat. Puis, cela va de soi, lire avec attention les instructions. Ensuite, lors de l’exploration des différentes filières, ne pas hésiter à cliquer sur l’onglet « En savoir plus ».

Des descriptifs détaillés des formations sont proposés, les journées portes ouvertes sont annoncées, le renvoi au site des écoles et/ou universités et les places réservées pour les élèves de l’AEFE, le cas échéant y sont également mentionnées. C’est donc une source précieuse d’information.

En complément et pour mieux appréhender les subtilités du système, les tutoriels en vidéo ne manquent pas ainsi que les articles et guides comme celui-ci :http://www.admission-postbacidf.fr/guide/.

Vous pouvez également vous aider des nombreux chats que ce soit ceux de l’Onisep http://www.onisep.fr/Tchats/Revivez-le-tchat-sur-la-procedure-Admission-Post-Bac-APB-2015 ou ceux du magazine l’Etudiant http://www.letudiant.fr/orientation/les-tchats-de-letudiant-fr/chat-comment-reussir-son-inscription-sur-apb.html

 

 

Vigilance ensuite tout au long de la procédure…

Tout d’abord au niveau des dates clés pour les inscriptions :

  • 20 janvier- 20 mars : Inscription et saisie des vœux. Attention, après le 20 mars, impossible de rajouter des vœux.
  • 2 avril : Date limite de confirmation des vœux et donc paiement pour certains concours.
  • 31 mai : Date limite pour modifier l’ordre des vœux. Dans la mesure où l’on n’est pas obligé de classer tous les vœux sélectionnés dans la phase précédente, c’est une façon de « supprimer » certains vœux.

 

 

Et pour les résultats :

  • Du 8 au 13 juin 2015 : 1ère phase d’admission et réponse des candidats (attention, les délais sont courts pour donner une réponse, seulement 5 jours pour réfléchir)
  • Du 25 au 30 juin 2015 : 2ème phase d’admission avec conditions similaires à la première phase.
  • Du 26 juin au 15 septembre : Départ de la procédure complémentaire
  • Du 14 juillet au 19 juillet 2015 : 3ème phase d’admission.

 

 

Vigilance toujours, notamment :

 

Au niveau des pièces justificatives demandées :

  • Bulletins mais aussi lettres de référence, examens de langue, chaque formation peut prétendre à des exigences particulières. Il est donc important de cliquer systématiquement sur l’onglet « En savoir plus » pour vérifier les pièces nécessaires à une candidature.

 

Au niveau du choix du lieu des études à l’université :

 

  • Pas de souci, de manière générale, pour un élève bachelier qui souhaite poursuivre ses études dans son académie d’origine. Sauf licences à capacité limitée et licence sélective, il aura une place en L1. Tout se corse, pour les élèves qui postulent pour une autre académie que celle dont ils dépendent. Qu’il s’agisse de lycéens étudiant sur le sol français ou de tous les élèves poursuivant leur scolarité dans un Lycée Français à l’Etranger (EFE). L’admission dans la filière convoitée n’étant pas automatique, il va falloir faire organiser le choix des vœux de façon stratégique.
  • Pour les académies de l’Ile de France, alerte accrue car non seulement toutes les universités ne sont pas sur APB (Dauphine par exemple) mais aussi parce que les cursus sélectifs ont souvent des procédures particulières qui ne relèvent pas d’APB. Sans compter que si l’on ne choisit pas 6 vœux minimum en Ile-de-France, la candidature ne sera étudiée qu’après tous les autres postulants ayant respecté cette règle. Algorithme APB oblige !
  • Quant à médecine en Ile-de-France, un seul vœu « UFR de Santé Ile-de-France » et un choix hiérarchisé de 4 universités parmi les 7 existantes. Pour plus de précisions, vous reporter sur le site APB.

 

Au niveau de la hiérarchisation des vœux :

 

  • La règle générale est de placer les filières sélectives dans les premiers rangs puis de classer les filières non sélectives (l’université en général, pour simplifier à l’extrême), si vous optez pour ces deux types de choix.
  • our les prépa (CPGE), 12 vœux sont possibles avec au maximum 6 vœux par voie (Ex : Voie Lettres, B/L, ECE, ECS, MPSI, PCSI,…*). Ces vœux peuvent être doublés si vous demandez la prépa avec ou sans internat.
  • Attention, quand vous sélectionnez un concours d’école d’ingénieur, vous allez pouvoir classer des vœux d’écoles qui vont s’insérer dans votre classement général. Ainsi, si vous faites un vœu INSA et que vous choisissez comme écoles : Insa Lyon, Insa Toulouse et Insa Rennes…ces écoles pourront être classées au fil des 36 vœux maximum. Même chose pour les bachelors d’écoles de commerce présents sur APB comme Atout + 3, Ecricome Bachelor…
  • La bonne nouvelle est que les universités et écoles ne sont pas au courant du rang dans lequel vous avez placé leur établissement, donc pas de stress inutile à ce sujet pour vous.

 

En s’y prenant suffisamment à l’avance pour se préparer, en étant en alerte sur les dates et stratégies de hiérarchisation, le vœu le plus cher du futur étudiant devrait être exaucé. Ainsi, en tant que conseillère d’orientation, je pourrai dire avec soulagement et fierté « Elève, je suis contente de vous » !

           

 

Cécile Masek, 9 février 2015

Conseillère d’orientation à Londres/ Membre du Career Development Institute

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Pour en savoir plus :

* Pour les définitions des filières et contenus vous reporter au site APB.

 

 

Projet d'avenir

 

Additional Information

En bref

  • The most expensive university MBAs in the UK 2015

    Cliquer sur le lien :

    The most expensive university MBAs in the UK 2015

     

    Classement in Times Higher Education, Août 2015

     
  • Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    L'université Paris Dauphine vient de signer un accord de partenariat en formation et recherche avec les IEP d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Les représentants de Paris-Dauphine et des IEP (Instituts d'études politiques) d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse ont signé le 19 juin 2013 à Toulouse un accord de coopération en matière de formation et de recherche.

    Cette convention cadre s'accompagnera, dans les prochaines semaines, de conventions bilatérales entre l'établissement parisien et chacun des six IEP, l'accord étant décliné en fonction des spécialités de chaque institut.

    Avec pour objectif une application de l'accord à la rentrée 2014."Il s'agit d'une triple ouverture : géographique, disciplinaire et institutionnelle, indique Laurent Batsch, le président de Paris Dauphine. Des étudiants d'IEP qui ne s'étaient pas posé la question de venir étudier à Paris vont pouvoir l'envisager".


    Source : Mathieu Oui, L'Etudiant/educpros.fr, 20.06.2013

     

     
  • Ecole de commerce. Emprunt étudiant

    FR. Ecole de commerce. Emprunt étudiant 

    L'endettement des étudiants français concerne plus d'un jeune sur six en école de commerce …. En effet, les établissements les plus prestigieux n'hésitent pas à facturer l'année d'étude de 10 000 à 15 000 euros par an. Pour tenir leur rang dans une compétition internationale impitoyable, les écoles investissent. " Et comme l'Etat ne nous soutient pas, constate Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles et directeur général de l'Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), il faut bien que les étudiants participent. " Et certains s'endettent. Selon Mr Tapie : " A l'Essec, la scolarité coûte 40 000 euros à l'étudiant. Mais il perçoit en retour, à travers des stages notamment, quelque 24 000 euros. La charge nette est donc de 16 000 euros. Si, pour l'assumer, il emprunte, le prêt correspondra à ses cinq premiers mois de salaire en moyenne... C'est donc très raisonnable. ".

     

    Les banques ne s'y trompent d'ailleurs pas, qui misent sur le prêt étudiant, outil efficace de fidélisation : 60 % des étudiants ont un compte dans le même établissement que leurs parents. Les Caisses d'épargne, par exemple, ont des objectifs ambitieux : doubler le nombre de crédits accordés en 2013, soit 30 000, contre 15 000 l'année précédente.

    Compte tenu des caractéristiques sociologiques de la France, l'essor attendu n'est pas assuré. Le prêt avec garantie d'Etat, par la banque publique Oséo, lancé par Valérie Pécresse en 2008, n'a pas répondu aux attentes de ses promoteurs. Cinq ans plus tard, le système fonctionne à petite vitesse : 40 000 prêts ont été signés au total (pour un montant moyen de 8 000 euros). L'objectif était de 60 000 crédits par an.

    Source: Benoît Floc'h, Maxence Kagni et Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde universités & Entreprises, 16.05.2013, p.9.

     

     
  • Etudes Britanniques à l’étranger

    Etudes Britanniques à l’étranger 

    Transnational education ‘brain drain’ warning. A study into transnational education has found that it can help train students to fill skills gaps in host countries, but also warned that it can contribute to a brain drain and has not led to enhanced research. Transnational education – which includes ventures such as branch campuses, joint degrees and the validation of overseas courses - has been promoted by the universities and science minister

    David Willetts. UK universities had established 25 branch campuses by 2012, according to the Observatory on Borderless Higher Education, in countries including China, the United Arab Emirates, India and Malaysia. In 2010-11 there were 291,595 students studying overseas on programmes validated by UK institutions. But so far there has been “little national data” produced on whether such ventures benefit host countries economically or whether the quality of higher education is boosted, according to the pilot British Council study, released today.

    Davie Matthews, Times higher educational, (THE), 14 May 2013 

     

     

     
  • Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État français

    Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État français

     

    FR. Coûts des universités. Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État. Les élèves des classes prépas sont ceux qui coûtent le plus cher. Plus d’un jeune sur deux accède à l’Enseignement supérieur, et 650.000 d’entre eux bénéficient d’une bourse. Le rapport sur «L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en France» vient d’être publié début mai par le gouvernement. Un secteur qui pèse 28 milliards d’euros en 2011. 2.347.800 étudiants étaient inscrits dans l’enseignement supérieur cette année-là, un nombre qui «n’a jamais été aussi important.

    À 11.630 euros, la dépense annuelle moyenne par étudiant baisse légèrement par rapport à l’an passé , l’hexagone se classant dans la moyenne des pays de l’OCDE. La France reste néanmoins loin des États-Unis, champions en la matière avec plus de 22.000 euros dépensés par étudiant. Une générosité qui trouve peut-être son explication dans l’origine des fonds. Alors que l’argent public représente plus de 80 % des financements en France ou en Allemagne, les pays anglo-saxons n’hésitent pas à recourir massivement à l’argent privé: près de 55 % du total en Australie, 61 % aux États-Unis et 70 % au Royaume-Uni. Source : Quentin Blanc, Le Monde, 3.05.2013