Etudes supérieures

France : les formations post-bac en anglais

Poursuivre ses études post-bac en anglais sans sortir de France, c'est possible...

 

 

Dans le cadre de ses études puis dans la recherche d'un emploi, la maîtrise de l'anglais passe progressivement du statut de nice-to-have à celui de must-have. Dans ce nouveau contexte, la poursuite des études post-bac partiellement ou 100% dans la langue de Shakespeare est une approche concrète pour devenir bilingue et ajouter une nouvelle dimension à son cursus.

 

L'immersion totale dans un cursus 100% en anglais :

Pour un cursus 100% en anglais, l'option la plus évidente est de partir à l'étranger dans un pays anglophone ou qui propose des formations en anglais. Toutefois, si le jeune bachelier ne se sent pas prêt à s'expatrier, ce n'est pas la solution idéale. De plus, cette option peut s'avérer coûteuse.

 

Doit-on alors renoncer à son projet d'études en anglais ?

Non, pas forcément, car d'autres alternatives sont proposées par des cursus en France et bon nombre d'établissements proposent des formations dispensées entièrement en anglais. Certes, l'offre est plus abondante pour les formations de niveau Master mais les offres de niveau Licence ou bachelor se multiplient et permettent de se lancer dans un cursus en anglais dès la première année post-bac.

 

L'important est de savoir quelle spécialité on choisit car l'offre varie considérablement d'un domaine à un autre. Ainsi, en Sciences Humaines, des formations d'excellence sont proposées dans les programmes Campus de Sciences Po Paris, Reims, Menton, Le Havre ou Dijon.

 

Un certain nombre d'écoles de commerce proposent des formations dites Bachelor étalées sur 3 ans. C'est le cas notamment del'ESC Rennes School of Business qui propose un « International Bachelor in Management » ou encore la Toulouse Business School, l'ESC Dijon-Bourgogne, NEOMA Business School, l'IESEG mais également SKEMA Business School qui propose des cursus à la frontière des sciences et du management comme son « Bachelor in Management of the Marine Environment and Sustainable Development ».

 

Ces formations de niveau Bachelor dispensées à 100% en anglais sont également proposées dans des domaines tels que l'hôtellerie (comme Vatel, Ecole Internationale d'hôtellerie et de management ), la mode ou l'animation 3D. L'offre se fait plus rare dans le domaine de l'ingénierie, des mathématiques, de l'économie et du droit notamment au niveau licence et dans les filières de l'université mais l'éventail s'élargit considérablement pour peu que l'on ne se focalise pas seulement sur des cours 100% en anglais ou encore si l'on vise un master ou un doctorat.

 

Les alternatives à l'immersion totale dans un cursus 100% anglais :

Une possibilité est de viser des formations qui proposent des semestres ou année à l'étranger dans cadre d'Erasmus ou d'accords bilatéraux propres à chaque établissement.

 

L'été peut également être une bonne occasion pour suivre des cours en anglais en mini immersion comme le propose Campus France. Ces cours, parfois ouverts aux étudiants de niveau licence peuvent être une bonne opportunité de s'expatrier virtuellement pendant une courte durée.

 

Par ailleurs, les M.O.O.C en plein développement peuvent également être une option pour étudier en anglais avec un peu de volonté et d'assiduité. A noter, le site Future Learn (www.futurelearn.com) qui rassemble 41 partenaires - dont des universités membres du Russel Group - et qui offre un large éventail de cours.

 

Pour les plus ambitieux et les plus motivés, une autre dimension pourra être étudiée, celles des formations en anglais en France qui offrent un double-diplôme avec une université étrangère. Un moyen supplémentaire d'optimiser ses chances de succès dans sa future vie professionnelle. Pour trouver ces perles rares, il faut mener l'enquête sur les sites des universités et des écoles car il n'existe pas de sites qui recensent toutes ces formations.

 

 

Cécile Masek, 2 décembre 2014

Conseillère d'orientation à Londres/ Membre du Career Guidance Institute

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Sources :

Campus France : http://www.campusfrance.org/fr/page/les-formations-enseignees-en-anglais

Projet d'avenir

 

Additional Information

En bref

  • The most expensive university MBAs in the UK 2015

    Cliquer sur le lien :

    The most expensive university MBAs in the UK 2015

     

    Classement in Times Higher Education, Août 2015

     
  • Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    L'université Paris Dauphine vient de signer un accord de partenariat en formation et recherche avec les IEP d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Les représentants de Paris-Dauphine et des IEP (Instituts d'études politiques) d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse ont signé le 19 juin 2013 à Toulouse un accord de coopération en matière de formation et de recherche.

    Cette convention cadre s'accompagnera, dans les prochaines semaines, de conventions bilatérales entre l'établissement parisien et chacun des six IEP, l'accord étant décliné en fonction des spécialités de chaque institut.

    Avec pour objectif une application de l'accord à la rentrée 2014."Il s'agit d'une triple ouverture : géographique, disciplinaire et institutionnelle, indique Laurent Batsch, le président de Paris Dauphine. Des étudiants d'IEP qui ne s'étaient pas posé la question de venir étudier à Paris vont pouvoir l'envisager".


    Source : Mathieu Oui, L'Etudiant/educpros.fr, 20.06.2013

     

     
  • Ecole de commerce. Emprunt étudiant

    FR. Ecole de commerce. Emprunt étudiant 

    L'endettement des étudiants français concerne plus d'un jeune sur six en école de commerce …. En effet, les établissements les plus prestigieux n'hésitent pas à facturer l'année d'étude de 10 000 à 15 000 euros par an. Pour tenir leur rang dans une compétition internationale impitoyable, les écoles investissent. " Et comme l'Etat ne nous soutient pas, constate Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles et directeur général de l'Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), il faut bien que les étudiants participent. " Et certains s'endettent. Selon Mr Tapie : " A l'Essec, la scolarité coûte 40 000 euros à l'étudiant. Mais il perçoit en retour, à travers des stages notamment, quelque 24 000 euros. La charge nette est donc de 16 000 euros. Si, pour l'assumer, il emprunte, le prêt correspondra à ses cinq premiers mois de salaire en moyenne... C'est donc très raisonnable. ".

     

    Les banques ne s'y trompent d'ailleurs pas, qui misent sur le prêt étudiant, outil efficace de fidélisation : 60 % des étudiants ont un compte dans le même établissement que leurs parents. Les Caisses d'épargne, par exemple, ont des objectifs ambitieux : doubler le nombre de crédits accordés en 2013, soit 30 000, contre 15 000 l'année précédente.

    Compte tenu des caractéristiques sociologiques de la France, l'essor attendu n'est pas assuré. Le prêt avec garantie d'Etat, par la banque publique Oséo, lancé par Valérie Pécresse en 2008, n'a pas répondu aux attentes de ses promoteurs. Cinq ans plus tard, le système fonctionne à petite vitesse : 40 000 prêts ont été signés au total (pour un montant moyen de 8 000 euros). L'objectif était de 60 000 crédits par an.

    Source: Benoît Floc'h, Maxence Kagni et Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde universités & Entreprises, 16.05.2013, p.9.

     

     
  • Etudes Britanniques à l’étranger

    Etudes Britanniques à l’étranger 

    Transnational education ‘brain drain’ warning. A study into transnational education has found that it can help train students to fill skills gaps in host countries, but also warned that it can contribute to a brain drain and has not led to enhanced research. Transnational education – which includes ventures such as branch campuses, joint degrees and the validation of overseas courses - has been promoted by the universities and science minister

    David Willetts. UK universities had established 25 branch campuses by 2012, according to the Observatory on Borderless Higher Education, in countries including China, the United Arab Emirates, India and Malaysia. In 2010-11 there were 291,595 students studying overseas on programmes validated by UK institutions. But so far there has been “little national data” produced on whether such ventures benefit host countries economically or whether the quality of higher education is boosted, according to the pilot British Council study, released today.

    Davie Matthews, Times higher educational, (THE), 14 May 2013 

     

     

     
  • Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État français

    Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État français

     

    FR. Coûts des universités. Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État. Les élèves des classes prépas sont ceux qui coûtent le plus cher. Plus d’un jeune sur deux accède à l’Enseignement supérieur, et 650.000 d’entre eux bénéficient d’une bourse. Le rapport sur «L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en France» vient d’être publié début mai par le gouvernement. Un secteur qui pèse 28 milliards d’euros en 2011. 2.347.800 étudiants étaient inscrits dans l’enseignement supérieur cette année-là, un nombre qui «n’a jamais été aussi important.

    À 11.630 euros, la dépense annuelle moyenne par étudiant baisse légèrement par rapport à l’an passé , l’hexagone se classant dans la moyenne des pays de l’OCDE. La France reste néanmoins loin des États-Unis, champions en la matière avec plus de 22.000 euros dépensés par étudiant. Une générosité qui trouve peut-être son explication dans l’origine des fonds. Alors que l’argent public représente plus de 80 % des financements en France ou en Allemagne, les pays anglo-saxons n’hésitent pas à recourir massivement à l’argent privé: près de 55 % du total en Australie, 61 % aux États-Unis et 70 % au Royaume-Uni. Source : Quentin Blanc, Le Monde, 3.05.2013