Etudes supérieures

Mobilité internationale : ces étudiants qui choisissent la France

jussieu Uni

 

Supérieur : la France prend-t 'elle la mesure de ses atouts?

 

 

 

 

Dernier prix Nobel d’économie ?  Jean Tirole depuis des années préconisé aujourd'hui récompensé pour ses recherches sur la finance, l’entreprise et les marchés. Depuis ses débuts, il restait fidèle à son université d’origine.

 

Etudes supérieures en France : un vent favorable

La CGE (Conférence des grandes écoles) publiait en mars 2014 son enquête biennale consacrée à la mobilité internationale des étudiants. Croissance française au rendez-vous ici. En 2011-2012, la France a accueilli 20% d'étudiants étrangers supplémentaires et a envoyé 12% d'élèves français en plus à l'international. Soit un flux équilibré de 48.000 entrants pour 48.000 sortants.

 

Les échanges avec l'Amérique du Sud s'intensifient

 

Les étrangers continuent de plébisciter la France pour effectuer une partie de leurs études et pour obtenir, dans la majorité des cas, un diplôme national (programme grande école, doctorat, mastère international, etc.).

Ils représentent désormais 20% des effectifs dans les écoles d'ingénieurs et 25% dans les écoles de commerce.

Si plus de 160 nationalités sont représentées, l'Europe, les pays du Maghreb et l'Asie (avec une forte place pour la Chine) constituent toujours le gros des troupes.

Le flux venant de l'Amérique du Nord et notamment des Etats-Unis diminue. A l’inverse, il est noté une belle progression de l'Amérique latine.

Le Mexique, la Colombie, le Chili mais surtout le Brésil... 10% des étudiants étrangers sont originaires de l'un de ces quatre pays.

 

Neuf étudiants étrangers sur dix recommandent la France

 

En 2013, la France a accueilli plus de 289.000 étudiants étrangers. Afin de mieux cerner leurs attentes, leurs motivations à venir en France et leurs niveaux de satisfaction, Campus France a fourni un baromètre, réalisé par TNS Sofres.

Près de 20.000 étudiants à travers le monde ont accepté d’y répondre. Ils ont étudié en France, y sont ou s’apprêtent à y aller.

Leur satisfaction est stable depuis le dernier baromètre en 2011 : neuf étudiants étrangers sur dix recommandent la France comme destination d’étude.

 

Résultante du poids de la langue anglaise, quatre des huit pays les plus souvent mis en concurrence restent anglo-saxons (Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni en tête puis l’Australie) devant l’Allemagne.

La Belgique attire elle aussi de plus en plus. La langue, la proximité géographique et le coût du séjour, peuvent expliquer ces hésitations.

Ce sont les étudiants du Maghreb qui choisissent le plus souvent la France devant ceux de l’Europe. La mise en concurrence est en revanche plus fréquente chez les étudiants d’Amérique du Nord.

Ce qui compte c’est un peu moins la langue française, la culture française, un peu plus la qualité des enseignants et des enseignements ainsi que la qualité des méthodes d’enseignement.

 

SUP octobre2014

 

 

 

 

 

 

Les principales raisons du choix de la France sont ainsi la qualité de la formation pour 51%, la connaissance de la langue française pour 42%, la réputation des établissements ou des enseignants en France pour 37%, la valeur des diplômes pour 35% et l’intérêt culturel pour 35%.

 

A l’issue de leur séjour en France, 89% des étudiants présents et 91% de ceux ayant achevé leurs études en sont satisfaits ou très satisfaits. L’art de vivre en France, les possibilités de sorties et de découverte en séduisent plus de 80%.

Parallèlement, 86% sont à l’usage satisfaits de la qualité de l’enseignement et de la valeur des diplômes, 80% des méthodes d’enseignement et 77% de la qualité des infrastructures sur le campus, mais aussi 77% du coût des études.

 

Enfin, Paris est classée meilleure ville étudiante au monde pour la deuxième année consécutive…

 

En février 2014, les résultats du  premier classement mondial des 50 meilleures villes étudiantes réalisé par QS (Quacquarelli Symonds Ltd), cabinet britannique spécialiste de l’enseignement supérieur à l’échelle internationale, tombaient : Paris arrive en tête, pour la deuxième année consécutive, des meilleures villes étudiantes. Qu’est-ce qui rend une ville attractive pour les étudiants ?

Selon QS, toute une série de critères, notamment la performance des universités, la qualité de vie, la diversité des étudiants, les perspectives d’emploi et, bien sûr, le montant des frais d’inscription.

 

Londres se classe juste derrière Paris, avec deux points d’écart. En troisième position arrive Singapour, qui était 12e l’an dernier.

Lyon est la seule autre ville de France dans ce palmarès, au 41e rang mondial.

«Les frais de scolarité très bas font de la France une destination d’études très attractive», commente Ben Sowter, en charge des recherches au sein du cabinet QS.

«Mais c’est la performance de ses institutions dans le classement QS, le fort taux d’employabilité de ses diplômés ainsi que le haut niveau de qualité de vie qui font une fois encore de Paris la meilleure ville étudiante au monde» .

Bref, un éclairage incomplet certes - nous en avons conscience – mais qui se veut présent face au French Bashing d’Outre-Manche n’en déplaise à nos amis Britishs.

 

Sabine Cros, 23 octobre 2014

 

Sources :

 

 

 

Projet d'avenir

 

Additional Information

En bref

  • The most expensive university MBAs in the UK 2015

    Cliquer sur le lien :

    The most expensive university MBAs in the UK 2015

     

    Classement in Times Higher Education, Août 2015

     
  • 2015: La recherche française en bonne position

     

    2015: La recherche française en bonne position

     

    Selon le dernier rapport 2015 de Thomson Reuters qui permet d’évaluer les résultats en recherches et innovation des différents pays du G20 et leur évolution de 2003 à 20012, la Chine pèse désormais pour 14% du total des publications, les Etats Unis ont perdu 5% de poids dans la production mondiale (de 33% à 27.8%) et l’Europe affiche une même décroissance mais de moindre importance, avec une diminution de 3% (38.5 à 35%).

    La France en Europe arrive à tirer sa carte du jeu. En dix ans, le nombre de publications françaises a augmenté de 28% (51000 à 65000 par an) ! Certes sa part mondiale a régressée avec l’arrivée de la Chine, la Corée du Sud et l’Inde de plus en plus présentes, mais la France fait mieux que la GB en déclin, que l’Allemagne et surtout que le Japon dont l’effondrement lui permet de garder la 5ème place.

     

    Avenue des Ecoles, Avril 2015

     

     
  • Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    L'université Paris Dauphine vient de signer un accord de partenariat en formation et recherche avec les IEP d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Les représentants de Paris-Dauphine et des IEP (Instituts d'études politiques) d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse ont signé le 19 juin 2013 à Toulouse un accord de coopération en matière de formation et de recherche.

    Cette convention cadre s'accompagnera, dans les prochaines semaines, de conventions bilatérales entre l'établissement parisien et chacun des six IEP, l'accord étant décliné en fonction des spécialités de chaque institut.

    Avec pour objectif une application de l'accord à la rentrée 2014."Il s'agit d'une triple ouverture : géographique, disciplinaire et institutionnelle, indique Laurent Batsch, le président de Paris Dauphine. Des étudiants d'IEP qui ne s'étaient pas posé la question de venir étudier à Paris vont pouvoir l'envisager".


    Source : Mathieu Oui, L'Etudiant/educpros.fr, 20.06.2013

     

     
  • Ecole de commerce. Emprunt étudiant

    FR. Ecole de commerce. Emprunt étudiant 

    L'endettement des étudiants français concerne plus d'un jeune sur six en école de commerce …. En effet, les établissements les plus prestigieux n'hésitent pas à facturer l'année d'étude de 10 000 à 15 000 euros par an. Pour tenir leur rang dans une compétition internationale impitoyable, les écoles investissent. " Et comme l'Etat ne nous soutient pas, constate Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles et directeur général de l'Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), il faut bien que les étudiants participent. " Et certains s'endettent. Selon Mr Tapie : " A l'Essec, la scolarité coûte 40 000 euros à l'étudiant. Mais il perçoit en retour, à travers des stages notamment, quelque 24 000 euros. La charge nette est donc de 16 000 euros. Si, pour l'assumer, il emprunte, le prêt correspondra à ses cinq premiers mois de salaire en moyenne... C'est donc très raisonnable. ".

     

    Les banques ne s'y trompent d'ailleurs pas, qui misent sur le prêt étudiant, outil efficace de fidélisation : 60 % des étudiants ont un compte dans le même établissement que leurs parents. Les Caisses d'épargne, par exemple, ont des objectifs ambitieux : doubler le nombre de crédits accordés en 2013, soit 30 000, contre 15 000 l'année précédente.

    Compte tenu des caractéristiques sociologiques de la France, l'essor attendu n'est pas assuré. Le prêt avec garantie d'Etat, par la banque publique Oséo, lancé par Valérie Pécresse en 2008, n'a pas répondu aux attentes de ses promoteurs. Cinq ans plus tard, le système fonctionne à petite vitesse : 40 000 prêts ont été signés au total (pour un montant moyen de 8 000 euros). L'objectif était de 60 000 crédits par an.

    Source: Benoît Floc'h, Maxence Kagni et Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde universités & Entreprises, 16.05.2013, p.9.

     

     
  • Etudes Britanniques à l’étranger

    Etudes Britanniques à l’étranger 

    Transnational education ‘brain drain’ warning. A study into transnational education has found that it can help train students to fill skills gaps in host countries, but also warned that it can contribute to a brain drain and has not led to enhanced research. Transnational education – which includes ventures such as branch campuses, joint degrees and the validation of overseas courses - has been promoted by the universities and science minister

    David Willetts. UK universities had established 25 branch campuses by 2012, according to the Observatory on Borderless Higher Education, in countries including China, the United Arab Emirates, India and Malaysia. In 2010-11 there were 291,595 students studying overseas on programmes validated by UK institutions. But so far there has been “little national data” produced on whether such ventures benefit host countries economically or whether the quality of higher education is boosted, according to the pilot British Council study, released today.

    Davie Matthews, Times higher educational, (THE), 14 May 2013