Etudes supérieures

Un MBA : oui, mais lequel ?

Le MBA (Master of Business Administration) reste une formation très prisée. Accélérateur de carrière pour les personnes à haut potentiel, il exige un investissement humain et financier conséquent.

 

 

Pourquoi un MBA ?

Le choix d’un MBA peut s’effectuer en fin de cursus en école de commerce ou bien au cours de la carrière professionnelle.

Il permet d’accéder très rapidement aux postes stratégiques, dans un cabinet de conseil ou une multinationale par exemple.

De plus, il offre aux cadres déjà entrés dans la vie active l’opportunité de changer de profession, d’entreprise ou encore de pays. La dimension internationale du MBA est ici dominante.

En effet, il propose en général des voyages à l’étranger et se déploie en de nombreux campus dans le monde.

Très prisé par les entreprises américaines, le MBA est aussi l’occasion pour l’étudiant d’acquérir un large réseau, très important pour le recrutement et la carrière professionnelle dans son ensemble.

 

Une offre très diverse

D’après le Financial Times, il existe en 2013 soixante-six MBA en ligne.

Seuls quarante sont accrédités par un des trois labels suivants: AACSB (Association to Advance Collegiate Schools of business), Amba (Association of MBAs) et Equis (European Quality Improvement System).

 

Les meilleurs MBA en 2013 selon le Financial Times 

 

Rang

Nom de l’école

Pays

Salaire en dollars

Evolution du salaire après MBA

1

Harvard Business School

Etats-Unis

187 223

121%

2

Stanford Graduate School of Business

Etats-Unis

194 645

115%

3

University of Pennsilvania-Warthon

Etats-Unis

180 772

121%

4

London Business School

Grande-Bretagne

160 988

124%

5

Columbia Business School

Etats-Unis

174 347

123%

6

Insead

France/Singapour

153 992

96%

Quel MBA choisir ?

Il existe deux sortes de MBA : le full-time (plein temps) concerne les cadres âgés de 25 à 35 ans tandis que l’Executive-MBA, part-time, concerne les cadres entre 35 et 45 ans.

C’est la situation familiale et professionnelle du candidat qui détermine le choix du MBA, mais aussi l’ambition et la réputation de celui-ci.

Le rôle des labels est déterminant au cours de la sélection du MBA, car il en atteste la qualité au niveau international.

 

A quel prix choisir un MBA ?

Les MBA sont très onéreux. Un MBA de réputation mondiale coûte en moyenne 50 000€. Des aides existent, comme à l’Insead, dont 20% des étudiants bénéficient de sommes allant de 12 000 à 15 000€.

Les entreprises sont quant à elles peu nombreuses à octroyer des financements à leurs salariés, car elles craignent que ceux-ci soient tentés par des offres d’emplois plus intéressants dans d’autres firmes à la fin de leur MBA.

Pour les entreprises comme pour les étudiants, le paramètre du retour sur investissement est donc très important et va conditionner le choix du MBA.

Alice Billard pour avenuedesecoles.com

 

Sources :

A-M. Labaune, « Un MBA d’élite, sinon rien », Le Point, avril 2013, pp. 96-98.

 

 

Projet d'avenir

 

Additional Information

En bref

  • The most expensive university MBAs in the UK 2015

    Cliquer sur le lien :

    The most expensive university MBAs in the UK 2015

     

    Classement in Times Higher Education, Août 2015

     
  • 2015: La recherche française en bonne position

     

    2015: La recherche française en bonne position

     

    Selon le dernier rapport 2015 de Thomson Reuters qui permet d’évaluer les résultats en recherches et innovation des différents pays du G20 et leur évolution de 2003 à 20012, la Chine pèse désormais pour 14% du total des publications, les Etats Unis ont perdu 5% de poids dans la production mondiale (de 33% à 27.8%) et l’Europe affiche une même décroissance mais de moindre importance, avec une diminution de 3% (38.5 à 35%).

    La France en Europe arrive à tirer sa carte du jeu. En dix ans, le nombre de publications françaises a augmenté de 28% (51000 à 65000 par an) ! Certes sa part mondiale a régressée avec l’arrivée de la Chine, la Corée du Sud et l’Inde de plus en plus présentes, mais la France fait mieux que la GB en déclin, que l’Allemagne et surtout que le Japon dont l’effondrement lui permet de garder la 5ème place.

     

    Avenue des Ecoles, Avril 2015

     

     
  • Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    L'université Paris Dauphine vient de signer un accord de partenariat en formation et recherche avec les IEP d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Les représentants de Paris-Dauphine et des IEP (Instituts d'études politiques) d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse ont signé le 19 juin 2013 à Toulouse un accord de coopération en matière de formation et de recherche.

    Cette convention cadre s'accompagnera, dans les prochaines semaines, de conventions bilatérales entre l'établissement parisien et chacun des six IEP, l'accord étant décliné en fonction des spécialités de chaque institut.

    Avec pour objectif une application de l'accord à la rentrée 2014."Il s'agit d'une triple ouverture : géographique, disciplinaire et institutionnelle, indique Laurent Batsch, le président de Paris Dauphine. Des étudiants d'IEP qui ne s'étaient pas posé la question de venir étudier à Paris vont pouvoir l'envisager".


    Source : Mathieu Oui, L'Etudiant/educpros.fr, 20.06.2013

     

     
  • Ecole de commerce. Emprunt étudiant

    FR. Ecole de commerce. Emprunt étudiant 

    L'endettement des étudiants français concerne plus d'un jeune sur six en école de commerce …. En effet, les établissements les plus prestigieux n'hésitent pas à facturer l'année d'étude de 10 000 à 15 000 euros par an. Pour tenir leur rang dans une compétition internationale impitoyable, les écoles investissent. " Et comme l'Etat ne nous soutient pas, constate Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles et directeur général de l'Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), il faut bien que les étudiants participent. " Et certains s'endettent. Selon Mr Tapie : " A l'Essec, la scolarité coûte 40 000 euros à l'étudiant. Mais il perçoit en retour, à travers des stages notamment, quelque 24 000 euros. La charge nette est donc de 16 000 euros. Si, pour l'assumer, il emprunte, le prêt correspondra à ses cinq premiers mois de salaire en moyenne... C'est donc très raisonnable. ".

     

    Les banques ne s'y trompent d'ailleurs pas, qui misent sur le prêt étudiant, outil efficace de fidélisation : 60 % des étudiants ont un compte dans le même établissement que leurs parents. Les Caisses d'épargne, par exemple, ont des objectifs ambitieux : doubler le nombre de crédits accordés en 2013, soit 30 000, contre 15 000 l'année précédente.

    Compte tenu des caractéristiques sociologiques de la France, l'essor attendu n'est pas assuré. Le prêt avec garantie d'Etat, par la banque publique Oséo, lancé par Valérie Pécresse en 2008, n'a pas répondu aux attentes de ses promoteurs. Cinq ans plus tard, le système fonctionne à petite vitesse : 40 000 prêts ont été signés au total (pour un montant moyen de 8 000 euros). L'objectif était de 60 000 crédits par an.

    Source: Benoît Floc'h, Maxence Kagni et Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde universités & Entreprises, 16.05.2013, p.9.

     

     
  • Etudes Britanniques à l’étranger

    Etudes Britanniques à l’étranger 

    Transnational education ‘brain drain’ warning. A study into transnational education has found that it can help train students to fill skills gaps in host countries, but also warned that it can contribute to a brain drain and has not led to enhanced research. Transnational education – which includes ventures such as branch campuses, joint degrees and the validation of overseas courses - has been promoted by the universities and science minister

    David Willetts. UK universities had established 25 branch campuses by 2012, according to the Observatory on Borderless Higher Education, in countries including China, the United Arab Emirates, India and Malaysia. In 2010-11 there were 291,595 students studying overseas on programmes validated by UK institutions. But so far there has been “little national data” produced on whether such ventures benefit host countries economically or whether the quality of higher education is boosted, according to the pilot British Council study, released today.

    Davie Matthews, Times higher educational, (THE), 14 May 2013