Etudes supérieures

L'Europe améliore son taux de diplômés

drapeau europeen et francais

 

 Améliorer la performance de l’UE en matière d’éducation est une priorité adoptée par le Conseil européen en juin 2010. Ses objectifs sont l’augmentation de la proportion des personnes ayant achevé des études supérieures. 

 

 

De plus en plus de diplômés

Aujourd'hui, Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne rend public ses dernières données relatives à la part des 30-34 ans ayant achevé des études supérieures. Ce pourcentage est en hausse et atteint 36% dans l’UE27 en 2012.  

Avec pourcentage visant les 30-34 ans ayant achevé des études supérieures, l'Europe se rapproche de l'objectif énoncé en 2010 qui est de 40% pour 2020.

Cependant, on observe de fortes inégalités à l'intérieur de l'Europe avec un taux de 22% seulement en Italie et en Roumanie et 26 ou 27% en Autriche et au Portugal. A l'inverse, le Royaume-Uni, les pays nordiques ou encore l'Irlande cavalent à 50%.

La France, quant à elle, est faussement une bonne élève : elle annonce 44% de diplômés grâce à ses formations courtes (BTS, IUT) qui sont sa spécificité.

Un autre objectif est et la réduction du nombre de jeunes quittant prématurément l'éducation et la formation. Ici, le taux de sortie précoce du système scolaire est en baisse à 13% en 2012

En moyenne en 2012, dans l'UE, la part des femmes ayant quitté prématurément l'éducation et la formation était moins élevée que celle des hommes (11,0% contre 14,5%). Ceci était le cas dans tous les États membres, excepté en Bulgarie.

Pour la même période, la proportion des jeunes ayant quitté prématurément l'éducation et la formation a diminué par rapport à 2005 dans tous les États membres, excepté en Pologneet au Royaume-Uni. Pour ce dernier, on peut mettre cette donnée en corrélation avec celle de l’augmentation drastique des frais d’inscriptions universitaires depuis deux ans.

 

Des résultats universitaires différents selon les sexes et l’âge 

Ce que montrent ces dernières données européennes, c'est l'écart important entre les sexes dans le succès universitaire. En moyenne en 2012, dans l'UE des 27 Etats membres, la part des femmes âgées de 30 à 34 ans ayant achevé des études supérieures est plus élevée que celle des hommes (40,0% contre 31,6%).

En France, l'écart est un peu plus fort (49% pour les hommes et 38% pour les femmes). Il est suivi de près par l’Angleterre (44 et 50.2%).

Il est conséquent en Finlande, au Danemark, en Slovénie et presque nul en Allemagne (31% et 32.9%) .

 

Quant aux jeunes qui quittent l’école…

Sur les 27 pays européens, Eurostat a également comptabilisé les jeunes ayant quitté prématurément l'éducation et la formation. Il s’agit du pourcentage de la population âgée de 18 à 24 ans possédant au mieux un niveau d'enseignement du premier cycle du secondaire et ne poursuivant ni études, ni formation.

La comparaison entre l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France fait apparaitre que le Royaume-Uni arrive en tête avec un total de 13.5% des jeunes qui quittent prématurément les études (14.6 pour les hommes et 12.4% pour les  femmes).  La France lui emboite le pas avec 11.6% de jeunes concernés en 2012 (13.4% pour les hommes et 9.8% pour les femmes). Enfin un total de 10.5% revient à l’Allemagne (11.1% pour les hommes et 9.8% pour les femmes).

 

Sources: 

$1o   F. Jarraud, cafépedagogique.fr, 15 avril 2013

$1o   Eurstat , communiqué de presse, 11.04.2013.

 

 

Projet d'avenir

 

Additional Information

En bref

  • The most expensive university MBAs in the UK 2015

    Cliquer sur le lien :

    The most expensive university MBAs in the UK 2015

     

    Classement in Times Higher Education, Août 2015

     
  • Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    L'université Paris Dauphine vient de signer un accord de partenariat en formation et recherche avec les IEP d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Les représentants de Paris-Dauphine et des IEP (Instituts d'études politiques) d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse ont signé le 19 juin 2013 à Toulouse un accord de coopération en matière de formation et de recherche.

    Cette convention cadre s'accompagnera, dans les prochaines semaines, de conventions bilatérales entre l'établissement parisien et chacun des six IEP, l'accord étant décliné en fonction des spécialités de chaque institut.

    Avec pour objectif une application de l'accord à la rentrée 2014."Il s'agit d'une triple ouverture : géographique, disciplinaire et institutionnelle, indique Laurent Batsch, le président de Paris Dauphine. Des étudiants d'IEP qui ne s'étaient pas posé la question de venir étudier à Paris vont pouvoir l'envisager".


    Source : Mathieu Oui, L'Etudiant/educpros.fr, 20.06.2013

     

     
  • Ecole de commerce. Emprunt étudiant

    FR. Ecole de commerce. Emprunt étudiant 

    L'endettement des étudiants français concerne plus d'un jeune sur six en école de commerce …. En effet, les établissements les plus prestigieux n'hésitent pas à facturer l'année d'étude de 10 000 à 15 000 euros par an. Pour tenir leur rang dans une compétition internationale impitoyable, les écoles investissent. " Et comme l'Etat ne nous soutient pas, constate Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles et directeur général de l'Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), il faut bien que les étudiants participent. " Et certains s'endettent. Selon Mr Tapie : " A l'Essec, la scolarité coûte 40 000 euros à l'étudiant. Mais il perçoit en retour, à travers des stages notamment, quelque 24 000 euros. La charge nette est donc de 16 000 euros. Si, pour l'assumer, il emprunte, le prêt correspondra à ses cinq premiers mois de salaire en moyenne... C'est donc très raisonnable. ".

     

    Les banques ne s'y trompent d'ailleurs pas, qui misent sur le prêt étudiant, outil efficace de fidélisation : 60 % des étudiants ont un compte dans le même établissement que leurs parents. Les Caisses d'épargne, par exemple, ont des objectifs ambitieux : doubler le nombre de crédits accordés en 2013, soit 30 000, contre 15 000 l'année précédente.

    Compte tenu des caractéristiques sociologiques de la France, l'essor attendu n'est pas assuré. Le prêt avec garantie d'Etat, par la banque publique Oséo, lancé par Valérie Pécresse en 2008, n'a pas répondu aux attentes de ses promoteurs. Cinq ans plus tard, le système fonctionne à petite vitesse : 40 000 prêts ont été signés au total (pour un montant moyen de 8 000 euros). L'objectif était de 60 000 crédits par an.

    Source: Benoît Floc'h, Maxence Kagni et Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde universités & Entreprises, 16.05.2013, p.9.

     

     
  • Etudes Britanniques à l’étranger

    Etudes Britanniques à l’étranger 

    Transnational education ‘brain drain’ warning. A study into transnational education has found that it can help train students to fill skills gaps in host countries, but also warned that it can contribute to a brain drain and has not led to enhanced research. Transnational education – which includes ventures such as branch campuses, joint degrees and the validation of overseas courses - has been promoted by the universities and science minister

    David Willetts. UK universities had established 25 branch campuses by 2012, according to the Observatory on Borderless Higher Education, in countries including China, the United Arab Emirates, India and Malaysia. In 2010-11 there were 291,595 students studying overseas on programmes validated by UK institutions. But so far there has been “little national data” produced on whether such ventures benefit host countries economically or whether the quality of higher education is boosted, according to the pilot British Council study, released today.

    Davie Matthews, Times higher educational, (THE), 14 May 2013 

     

     

     
  • Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État français

    Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État français

     

    FR. Coûts des universités. Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État. Les élèves des classes prépas sont ceux qui coûtent le plus cher. Plus d’un jeune sur deux accède à l’Enseignement supérieur, et 650.000 d’entre eux bénéficient d’une bourse. Le rapport sur «L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en France» vient d’être publié début mai par le gouvernement. Un secteur qui pèse 28 milliards d’euros en 2011. 2.347.800 étudiants étaient inscrits dans l’enseignement supérieur cette année-là, un nombre qui «n’a jamais été aussi important.

    À 11.630 euros, la dépense annuelle moyenne par étudiant baisse légèrement par rapport à l’an passé , l’hexagone se classant dans la moyenne des pays de l’OCDE. La France reste néanmoins loin des États-Unis, champions en la matière avec plus de 22.000 euros dépensés par étudiant. Une générosité qui trouve peut-être son explication dans l’origine des fonds. Alors que l’argent public représente plus de 80 % des financements en France ou en Allemagne, les pays anglo-saxons n’hésitent pas à recourir massivement à l’argent privé: près de 55 % du total en Australie, 61 % aux États-Unis et 70 % au Royaume-Uni. Source : Quentin Blanc, Le Monde, 3.05.2013