Etudes supérieures

Oxford– Cambridge : une rivalité hors les murs

Le 31 mars prochain, des dizaines de milliers de Londoniens et des millions de téléspectateurs assisteront à la 158 ème édition de la Boat Race.

Cette course oppose tous les ans sur la Tamise à Londres les prestigieuses universités d'Oxford et de Cambridge.

Tout est parti d'un pari lancé en 1829 par Charles Merivale, alors étudiant à Cambridge, à son ami Charles Wordsworth, étudiant à Oxford – Cambridge a d'ailleurs perdu cette première course – et le défi fut reconduit d’année en année, sans interruption depuis 1856, sauf pendant les deux conflits mondiaux.

 

La Boat Race oppose deux bateaux de huit rameurs et un barreur (huit avec barreur), qui doivent remonter la Tamise entre Putney et Mortlake via Barnes et Hammersmith, soit parcourir une distance de 6 779 mètres, toujours lors de la marée montante.

Les rameurs sont avant tout étudiants, mais au fil des années, la compétition a pris un tour de plus en plus professionnel et la plupart des participants ont maintenant un niveau national voire olympique. Certaines mauvaises langues vont jusqu'à affirmer que ces étudiants ont été recrutés par les universités pour leurs performances sportives et non intellectuelles, mais elles sont le plus souvent démenties par les brillants résultats académiques de ces jeunes gens parfaitement accomplis.

Courir sur le bateau officiel de la Boat Race représente pour les 18 participants un véritable sacrifice. Ils s’entraînent au moins six jours par semaine pendant les six mois qui précèdent la course et ne peuvent prétendre à aucun congé.

 

En avril 2012, la course a été fortement perturbée par un certain Trenton Oldfield, qui s'est jeté dans la Tamise sous les rames des concurrents afin d'entraver leur progression. Il entendait protester ainsi contre le caractère – d’après lui – profondément élitiste de ce sport en général et de cet évènement en particulier. Ce geste à la fois stupide et malheureux lui a valu une lettre publique de Steven O'Connor qui, en sa qualité d’entraîneur de l’équipe de Barn Elms, le tance de la sorte:  «Monsieur Oldfield, avez-vous déjà assisté à l'un des entraînements à la course ? Avez-vous la moindre idée de la dose de désir, de souffrance, de sacrifice et de travail que les 18 rameurs ont dû investir dans leur lutte pour franchir la ligne d’arrivée?

Et Steven O'Connor conclut en ces termes: « vous n'avez pas idée de la rage que j'ai ressentie lorsque je vous ai vu vous jeter contre les bateaux. Non seulement parce que vous nous avez privés d'une belle course ou parce votre cause est inexistante, mais surtout parce que vous avez menacé l'avenir de notre sport (…) Monsieur Oldfield, vous êtes un abruti».

Rendez-vous donc le 31 mars sur les berges de la Tamise ou devant votre poste pour assister à l'un des exploits sportifs les plus prestigieux et difficiles de la saison !

 

Caroline Sulzer

www.frenchworks.co.uk

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Projet d'avenir

 

Additional Information

En bref

  • The most expensive university MBAs in the UK 2015

    Cliquer sur le lien :

    The most expensive university MBAs in the UK 2015

     

    Classement in Times Higher Education, Août 2015

     
  • 2015: La recherche française en bonne position

     

    2015: La recherche française en bonne position

     

    Selon le dernier rapport 2015 de Thomson Reuters qui permet d’évaluer les résultats en recherches et innovation des différents pays du G20 et leur évolution de 2003 à 20012, la Chine pèse désormais pour 14% du total des publications, les Etats Unis ont perdu 5% de poids dans la production mondiale (de 33% à 27.8%) et l’Europe affiche une même décroissance mais de moindre importance, avec une diminution de 3% (38.5 à 35%).

    La France en Europe arrive à tirer sa carte du jeu. En dix ans, le nombre de publications françaises a augmenté de 28% (51000 à 65000 par an) ! Certes sa part mondiale a régressée avec l’arrivée de la Chine, la Corée du Sud et l’Inde de plus en plus présentes, mais la France fait mieux que la GB en déclin, que l’Allemagne et surtout que le Japon dont l’effondrement lui permet de garder la 5ème place.

     

    Avenue des Ecoles, Avril 2015

     

     
  • Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    L'université Paris Dauphine vient de signer un accord de partenariat en formation et recherche avec les IEP d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Les représentants de Paris-Dauphine et des IEP (Instituts d'études politiques) d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse ont signé le 19 juin 2013 à Toulouse un accord de coopération en matière de formation et de recherche.

    Cette convention cadre s'accompagnera, dans les prochaines semaines, de conventions bilatérales entre l'établissement parisien et chacun des six IEP, l'accord étant décliné en fonction des spécialités de chaque institut.

    Avec pour objectif une application de l'accord à la rentrée 2014."Il s'agit d'une triple ouverture : géographique, disciplinaire et institutionnelle, indique Laurent Batsch, le président de Paris Dauphine. Des étudiants d'IEP qui ne s'étaient pas posé la question de venir étudier à Paris vont pouvoir l'envisager".


    Source : Mathieu Oui, L'Etudiant/educpros.fr, 20.06.2013

     

     
  • Ecole de commerce. Emprunt étudiant

    FR. Ecole de commerce. Emprunt étudiant 

    L'endettement des étudiants français concerne plus d'un jeune sur six en école de commerce …. En effet, les établissements les plus prestigieux n'hésitent pas à facturer l'année d'étude de 10 000 à 15 000 euros par an. Pour tenir leur rang dans une compétition internationale impitoyable, les écoles investissent. " Et comme l'Etat ne nous soutient pas, constate Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles et directeur général de l'Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), il faut bien que les étudiants participent. " Et certains s'endettent. Selon Mr Tapie : " A l'Essec, la scolarité coûte 40 000 euros à l'étudiant. Mais il perçoit en retour, à travers des stages notamment, quelque 24 000 euros. La charge nette est donc de 16 000 euros. Si, pour l'assumer, il emprunte, le prêt correspondra à ses cinq premiers mois de salaire en moyenne... C'est donc très raisonnable. ".

     

    Les banques ne s'y trompent d'ailleurs pas, qui misent sur le prêt étudiant, outil efficace de fidélisation : 60 % des étudiants ont un compte dans le même établissement que leurs parents. Les Caisses d'épargne, par exemple, ont des objectifs ambitieux : doubler le nombre de crédits accordés en 2013, soit 30 000, contre 15 000 l'année précédente.

    Compte tenu des caractéristiques sociologiques de la France, l'essor attendu n'est pas assuré. Le prêt avec garantie d'Etat, par la banque publique Oséo, lancé par Valérie Pécresse en 2008, n'a pas répondu aux attentes de ses promoteurs. Cinq ans plus tard, le système fonctionne à petite vitesse : 40 000 prêts ont été signés au total (pour un montant moyen de 8 000 euros). L'objectif était de 60 000 crédits par an.

    Source: Benoît Floc'h, Maxence Kagni et Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde universités & Entreprises, 16.05.2013, p.9.

     

     
  • Etudes Britanniques à l’étranger

    Etudes Britanniques à l’étranger 

    Transnational education ‘brain drain’ warning. A study into transnational education has found that it can help train students to fill skills gaps in host countries, but also warned that it can contribute to a brain drain and has not led to enhanced research. Transnational education – which includes ventures such as branch campuses, joint degrees and the validation of overseas courses - has been promoted by the universities and science minister

    David Willetts. UK universities had established 25 branch campuses by 2012, according to the Observatory on Borderless Higher Education, in countries including China, the United Arab Emirates, India and Malaysia. In 2010-11 there were 291,595 students studying overseas on programmes validated by UK institutions. But so far there has been “little national data” produced on whether such ventures benefit host countries economically or whether the quality of higher education is boosted, according to the pilot British Council study, released today.

    Davie Matthews, Times higher educational, (THE), 14 May 2013