Etudes supérieures

Universités d'Oxford ou Cambridge : Comment y accéder ?

Avenue des Ecoles - Filieres bilinguesOxford et Cambridge sont les deux seules universités européennes à appartenir au classement Top Ten mondial des universités (palmarès Times Higher Education). Alors comment y être admis ?

• Dossier d’admission et qualifications requises

Ces deux universités renommées britanniques se classent au niveau des plus grandes universités nord-américaines dans la plupart des matières : Lettres, sciences humaines, droit, sciences politiques, sciences de l’ingénieur ou sciences du vivant. Elles attirent donc de plus en plus de lycéens francophones, car en être diplômé constitue un atout prédominant pour les futurs recruteurs.

La préparation pour prétendre à l’admission de l’une de ces deux universités commence dès la classe de première au lycée. Elle ne peut se faire en amateur ou au dernier moment, les critères retenus étant multiples et sélectifs.

Le dossier académique constitue bien sûr une première étape, qui mentionnera les résultats depuis la classe de seconde, les notes prédictives des professeurs de classe de terminale (au moins équivalentes à 18/20) dans les matières concernées et en sanction finale, post-admission, les notes du baccalauréat devront être égales ou supérieures à 15 ou 16/20. Il existe donc ici une première sélection très difficile basée sur les performances scolaires.

Le niveau d’anglais est quant à lui validé par les notes au GSCE ou autre examen du type IELTS, avec un standard également très élevé.

Le dossier de candidature doit être prêt dès le mois d’octobre de l’année de terminale, lors du timing défini chaque année par la procédure d’admission aux universités britanniques (UCAS), et il sera accompagné pour l’admissibilité aux entretiens, d’un document rédigé par le candidat « a personal statement » de 500 mots qui lui permettra de se présenter et de mettre en valeur ses atouts et sa motivation.

Le jury attend en effet une très grande motivation pour les matières choisies principales. Il s’agit de choisir par exemple entre la filière Classic (lettres classiques) ou PPE (philosophie, sciences politiques et économie) et une très grande connaissance de l’actualité et des publications les concernant.

C’est donc dès la classe de 1ère que les futurs candidats doivent se préparer aux entretiens de sélection, en lisant énormément d’ouvrages sur leur spécialisation potentielle.

Il s’agit ici d’une différence importante comparée au processus de sélection des Ecoles de commerce françaises où les jurys d’entretien cherchent davantage à déterminer la personnalité et les centres d’intérêt des étudiants, que leurs connaissances acquises dans les matières étudiées ultérieurement.

Et c’est également pour cela que les références des professeurs du lycée sont très importantes et prises en compte dans les matières concernées. Il est aussi souvent demandé de fournir des exemples d’essais effectués dans le secondaire, en langue originale et traduits.

• La phase des oraux

Une fois l’admissibilité connue, les chanceux lycéens sont convoqués pour des entretiens à Cambridge comme à Oxford en février ou mars de leur année de terminale, d’une durée variant de 1 à 4 jours. Ces entretiens sont très sélectifs à nouveau et durent de 20 à 40 minutes, portant autant sur leurs connaissances et motivation, que sur leur capacité à intégrer le mode d’enseignement particulier à ces universités : peu d'heures de cours, beaucoup de travail de groupe et de recherche personnelle, de discussions et de challenges avec les professeurs.

Ces entretiens doivent donc se préparer avec beaucoup de travail, l’idéal étant de pouvoir rencontrer des anciens ou actuels étudiants et obtenir leurs conseils, voire d’effectuer des préparations spéciales en amont.

Il leur sera également demandé de nouveaux tests écrits et parfois avant leur venue pour les entretiens, un questionnaire en ligne comme à Cambridge par exemple. Le taux de réussite global après entretiens est évalué à 1 sur 5 postulants sur une sélection de candidatures venues du monde entier.

L’entrée à Oxford ou Cambridge est donc finalement le résultat d’une sélection très rigoureuse mais non impossible nécessitant une grande motivation, persévérance, lectures et travail de préparation. Pour l’exemple cette année, deux lycéens du Lycée Français Charles de Gaulle ont réussi à intégrer, l’un Cambridge, l’autre Oxford !

Sources
  • Réussir ses études à l’étranger, numéro spécial Figaro Magazine, nov 2011
  • Livre “Getting into Oxford and Cambridge”, de Katy Blatt, éditions MPW

Projet d'avenir

 

Additional Information

En bref

  • The most expensive university MBAs in the UK 2015

    Cliquer sur le lien :

    The most expensive university MBAs in the UK 2015

     

    Classement in Times Higher Education, Août 2015

     
  • Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    L'université Paris Dauphine vient de signer un accord de partenariat en formation et recherche avec les IEP d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Les représentants de Paris-Dauphine et des IEP (Instituts d'études politiques) d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse ont signé le 19 juin 2013 à Toulouse un accord de coopération en matière de formation et de recherche.

    Cette convention cadre s'accompagnera, dans les prochaines semaines, de conventions bilatérales entre l'établissement parisien et chacun des six IEP, l'accord étant décliné en fonction des spécialités de chaque institut.

    Avec pour objectif une application de l'accord à la rentrée 2014."Il s'agit d'une triple ouverture : géographique, disciplinaire et institutionnelle, indique Laurent Batsch, le président de Paris Dauphine. Des étudiants d'IEP qui ne s'étaient pas posé la question de venir étudier à Paris vont pouvoir l'envisager".


    Source : Mathieu Oui, L'Etudiant/educpros.fr, 20.06.2013

     

     
  • Ecole de commerce. Emprunt étudiant

    FR. Ecole de commerce. Emprunt étudiant 

    L'endettement des étudiants français concerne plus d'un jeune sur six en école de commerce …. En effet, les établissements les plus prestigieux n'hésitent pas à facturer l'année d'étude de 10 000 à 15 000 euros par an. Pour tenir leur rang dans une compétition internationale impitoyable, les écoles investissent. " Et comme l'Etat ne nous soutient pas, constate Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles et directeur général de l'Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), il faut bien que les étudiants participent. " Et certains s'endettent. Selon Mr Tapie : " A l'Essec, la scolarité coûte 40 000 euros à l'étudiant. Mais il perçoit en retour, à travers des stages notamment, quelque 24 000 euros. La charge nette est donc de 16 000 euros. Si, pour l'assumer, il emprunte, le prêt correspondra à ses cinq premiers mois de salaire en moyenne... C'est donc très raisonnable. ".

     

    Les banques ne s'y trompent d'ailleurs pas, qui misent sur le prêt étudiant, outil efficace de fidélisation : 60 % des étudiants ont un compte dans le même établissement que leurs parents. Les Caisses d'épargne, par exemple, ont des objectifs ambitieux : doubler le nombre de crédits accordés en 2013, soit 30 000, contre 15 000 l'année précédente.

    Compte tenu des caractéristiques sociologiques de la France, l'essor attendu n'est pas assuré. Le prêt avec garantie d'Etat, par la banque publique Oséo, lancé par Valérie Pécresse en 2008, n'a pas répondu aux attentes de ses promoteurs. Cinq ans plus tard, le système fonctionne à petite vitesse : 40 000 prêts ont été signés au total (pour un montant moyen de 8 000 euros). L'objectif était de 60 000 crédits par an.

    Source: Benoît Floc'h, Maxence Kagni et Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde universités & Entreprises, 16.05.2013, p.9.

     

     
  • Etudes Britanniques à l’étranger

    Etudes Britanniques à l’étranger 

    Transnational education ‘brain drain’ warning. A study into transnational education has found that it can help train students to fill skills gaps in host countries, but also warned that it can contribute to a brain drain and has not led to enhanced research. Transnational education – which includes ventures such as branch campuses, joint degrees and the validation of overseas courses - has been promoted by the universities and science minister

    David Willetts. UK universities had established 25 branch campuses by 2012, according to the Observatory on Borderless Higher Education, in countries including China, the United Arab Emirates, India and Malaysia. In 2010-11 there were 291,595 students studying overseas on programmes validated by UK institutions. But so far there has been “little national data” produced on whether such ventures benefit host countries economically or whether the quality of higher education is boosted, according to the pilot British Council study, released today.

    Davie Matthews, Times higher educational, (THE), 14 May 2013 

     

     

     
  • Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État français

    Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État français

     

    FR. Coûts des universités. Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État. Les élèves des classes prépas sont ceux qui coûtent le plus cher. Plus d’un jeune sur deux accède à l’Enseignement supérieur, et 650.000 d’entre eux bénéficient d’une bourse. Le rapport sur «L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en France» vient d’être publié début mai par le gouvernement. Un secteur qui pèse 28 milliards d’euros en 2011. 2.347.800 étudiants étaient inscrits dans l’enseignement supérieur cette année-là, un nombre qui «n’a jamais été aussi important.

    À 11.630 euros, la dépense annuelle moyenne par étudiant baisse légèrement par rapport à l’an passé , l’hexagone se classant dans la moyenne des pays de l’OCDE. La France reste néanmoins loin des États-Unis, champions en la matière avec plus de 22.000 euros dépensés par étudiant. Une générosité qui trouve peut-être son explication dans l’origine des fonds. Alors que l’argent public représente plus de 80 % des financements en France ou en Allemagne, les pays anglo-saxons n’hésitent pas à recourir massivement à l’argent privé: près de 55 % du total en Australie, 61 % aux États-Unis et 70 % au Royaume-Uni. Source : Quentin Blanc, Le Monde, 3.05.2013