Etudes supérieures

Eviter la pression de la prépa après un bac S, c’est possible

Avenue des EcolesVous êtes en Terminale S, vous songez peut-être intégrer une école sans passer par la prépa tout en vous offrant une bonne formation ? Alors, les écoles post-bac sont peut-être pour vous.

Écoles d’ingénieurs ou de commerce, elles recrutent au niveau bac et vous délivrent généralement un diplôme de niveau master à l’issue d’une formation de 5 ans.

L’entrée dans ces écoles « prépa-intégrées »

Par choix, au vu de vos résultats moyens ou encore par soif de rentrer au plus tôt dans la vie professionnelle, les écoles avec prépa intégrées peuvent participer à votre formation.

Au sein des 70 écoles d’ingénieurs (publiques et privées) les étudiants recrutés au niveau du bac suivent un cycle préparatoire de deux ans au sein de l’établissement. L’objectif est d’acquérir les connaissances fondamentales nécessaires pour entrer dans le cycle ingénieur. Un cycle de deux ans vous amènera ensuite au niveau scientifique requis pour entreprendre le cursus proprement dit, qui dure trois ans.

Le "cycle préparatoire", également de deux ans, dans les écoles d’ingénieurs universitaires comme les Polytech, ou le "1er cycle" dans les INSA (Instituts nationaux des sciences appliquées, publics), remplit la même fonction. La distinction est donc principalement une affaire de vocabulaire.

Il existe 2 voies pour entrer dans une école post bac:

  • Le concours, qui donne accès à la plupart des écoles d’ingénieurs post bac publiques et privées,
  • L’admission sur dossier et entretien, qui concerne les INSA et les UT (universités de technologie).

Des concours variés

Les écoles post bac se sont rassemblées pour proposer plusieurs banques d’épreuves communes comme :

  • FESIC (20 écoles privées),
  • Avenir (quatre écoles privées),
  • ENI (cinq écoles publiques),
  • Geipi-Polytech (25 écoles publiques, regroupant notamment le réseau des écoles universitaires Polytech et des écoles spécialisées comme l’ISAT Nevers [institut supérieur de l'automobile et des transports], ou AgroSup Dijon).

L’inscription s’effectue sur le site admission- postbac  ou, pour le concours FESIC et 7 autres écoles, sur un site spécifique, grandesecoles-postbac.

Enfin, quelques écoles ont maintenu leurs propres procédures en dehors de ces portails, comme l’ISTOM (école supérieure d'agro-développement international) ou l’ISE (institut des sciences de l'environnement). Les épreuves varient en fonction des concours, mais sont centrées sur le programme scientifique de 1ère et de terminale, avec parfois du français et de l’anglais. Les concours se déroulent à la fin de la terminale.

Les INSA, les UT : une procédure sélective

Les INSA et UT sont très bien classés. Ils figurent régulièrement dans le peloton de tête des classements d’écoles post bac.

Les INSA, au nombre de cinq (Lyon, Rennes, Rouen, Strasbourg, Toulouse) publics, recrutent par une procédure d’admission sur dossier (notes de 1ère et de terminale) et entretien. Une 2ème session en juillet s’appuie sur les notes obtenues au baccalauréat. Attention, la procédure est particulièrement sélective. En effet, la quasi-totalité des admis a eu une mention « bien » ou « très bien » au bac.

De plus, une très grande majorité est issue des filières maths et physique. Les trois UT, qui ont à la fois le statut de grandes écoles et d’universités, procèdent également à un recrutement commun sur dossier et entretien via le site -admission- postbac.

• Les études

Une fois entré en "prépa intégrée", vous suivrez un cycle de deux ans au cours duquel un travail sérieux, mais moins intense qu’en prépa CPGE vous conduira au cycle ingénieur de l’école. Un travail sérieux, donc mais pas acharné, ce qui vous laissera du temps pour le sport, les voyages et autres projets.

Autre avantage, les élèves découvrent dès la première année ; l’environnement de l’école au contraire de la prépa qui dépend d’un lycée. La proximité entre les élèves de prépa intégrée et ceux du cycle ingénieur de l’école facilite grandement l’intégration.

Enfin, le système est conçu pour amener les élèves au cycle ingénieur à l’issue de la 2nde année, à la condition qu’ils valident leurs enseignements.

Sources

http://www.letudiant.fr/bac/bac-s/quelles-sont-les-ecoles-accessibles-directement-apres-un-bac-s-16302.html

Pour aller plus loin

Thomas Fourquet, "Que faire avec un bac S", Ed. l’Etudiant. 2011.

Projet d'avenir

 

Additional Information

En bref

  • The most expensive university MBAs in the UK 2015

    Cliquer sur le lien :

    The most expensive university MBAs in the UK 2015

     

    Classement in Times Higher Education, Août 2015

     
  • Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    L'université Paris Dauphine vient de signer un accord de partenariat en formation et recherche avec les IEP d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Les représentants de Paris-Dauphine et des IEP (Instituts d'études politiques) d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse ont signé le 19 juin 2013 à Toulouse un accord de coopération en matière de formation et de recherche.

    Cette convention cadre s'accompagnera, dans les prochaines semaines, de conventions bilatérales entre l'établissement parisien et chacun des six IEP, l'accord étant décliné en fonction des spécialités de chaque institut.

    Avec pour objectif une application de l'accord à la rentrée 2014."Il s'agit d'une triple ouverture : géographique, disciplinaire et institutionnelle, indique Laurent Batsch, le président de Paris Dauphine. Des étudiants d'IEP qui ne s'étaient pas posé la question de venir étudier à Paris vont pouvoir l'envisager".


    Source : Mathieu Oui, L'Etudiant/educpros.fr, 20.06.2013

     

     
  • Ecole de commerce. Emprunt étudiant

    FR. Ecole de commerce. Emprunt étudiant 

    L'endettement des étudiants français concerne plus d'un jeune sur six en école de commerce …. En effet, les établissements les plus prestigieux n'hésitent pas à facturer l'année d'étude de 10 000 à 15 000 euros par an. Pour tenir leur rang dans une compétition internationale impitoyable, les écoles investissent. " Et comme l'Etat ne nous soutient pas, constate Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles et directeur général de l'Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), il faut bien que les étudiants participent. " Et certains s'endettent. Selon Mr Tapie : " A l'Essec, la scolarité coûte 40 000 euros à l'étudiant. Mais il perçoit en retour, à travers des stages notamment, quelque 24 000 euros. La charge nette est donc de 16 000 euros. Si, pour l'assumer, il emprunte, le prêt correspondra à ses cinq premiers mois de salaire en moyenne... C'est donc très raisonnable. ".

     

    Les banques ne s'y trompent d'ailleurs pas, qui misent sur le prêt étudiant, outil efficace de fidélisation : 60 % des étudiants ont un compte dans le même établissement que leurs parents. Les Caisses d'épargne, par exemple, ont des objectifs ambitieux : doubler le nombre de crédits accordés en 2013, soit 30 000, contre 15 000 l'année précédente.

    Compte tenu des caractéristiques sociologiques de la France, l'essor attendu n'est pas assuré. Le prêt avec garantie d'Etat, par la banque publique Oséo, lancé par Valérie Pécresse en 2008, n'a pas répondu aux attentes de ses promoteurs. Cinq ans plus tard, le système fonctionne à petite vitesse : 40 000 prêts ont été signés au total (pour un montant moyen de 8 000 euros). L'objectif était de 60 000 crédits par an.

    Source: Benoît Floc'h, Maxence Kagni et Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde universités & Entreprises, 16.05.2013, p.9.

     

     
  • Etudes Britanniques à l’étranger

    Etudes Britanniques à l’étranger 

    Transnational education ‘brain drain’ warning. A study into transnational education has found that it can help train students to fill skills gaps in host countries, but also warned that it can contribute to a brain drain and has not led to enhanced research. Transnational education – which includes ventures such as branch campuses, joint degrees and the validation of overseas courses - has been promoted by the universities and science minister

    David Willetts. UK universities had established 25 branch campuses by 2012, according to the Observatory on Borderless Higher Education, in countries including China, the United Arab Emirates, India and Malaysia. In 2010-11 there were 291,595 students studying overseas on programmes validated by UK institutions. But so far there has been “little national data” produced on whether such ventures benefit host countries economically or whether the quality of higher education is boosted, according to the pilot British Council study, released today.

    Davie Matthews, Times higher educational, (THE), 14 May 2013 

     

     

     
  • Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État français

    Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État français

     

    FR. Coûts des universités. Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État. Les élèves des classes prépas sont ceux qui coûtent le plus cher. Plus d’un jeune sur deux accède à l’Enseignement supérieur, et 650.000 d’entre eux bénéficient d’une bourse. Le rapport sur «L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en France» vient d’être publié début mai par le gouvernement. Un secteur qui pèse 28 milliards d’euros en 2011. 2.347.800 étudiants étaient inscrits dans l’enseignement supérieur cette année-là, un nombre qui «n’a jamais été aussi important.

    À 11.630 euros, la dépense annuelle moyenne par étudiant baisse légèrement par rapport à l’an passé , l’hexagone se classant dans la moyenne des pays de l’OCDE. La France reste néanmoins loin des États-Unis, champions en la matière avec plus de 22.000 euros dépensés par étudiant. Une générosité qui trouve peut-être son explication dans l’origine des fonds. Alors que l’argent public représente plus de 80 % des financements en France ou en Allemagne, les pays anglo-saxons n’hésitent pas à recourir massivement à l’argent privé: près de 55 % du total en Australie, 61 % aux États-Unis et 70 % au Royaume-Uni. Source : Quentin Blanc, Le Monde, 3.05.2013