Projet d'avenir

Projet d’avenir: Psychologue

Aude Mouton 150pxAude Mouton, psychologue en cabinet et au lycée Charles de Gaulle, nous fait découvrir son métier.

 

Présentez-nous votre métier

Le métier de psychologue est bien difficile à décrire en quelques lignes, il existe tellement de pratiques différentes! Cependant, je vais tenter de le faire : le psychologue est un expert de la psychè. Il utilise des "outils", des méthodes (entretiens, tests) pour faire un bilan de la situation et trouver des solutions adaptées. Cette phase peut être très poussée, comme dans un bilan psychologique, ou plus succincte comme dans une prise en charge de soutien. Le psychologue peut être impliqué uniquement dans cette phase, de diagnostic du problème. Il peut aussi participer à la résolution par la prise en charge thérapeutique, l'animation d'un groupe de parole ou sa présence dans l'institution dans laquelle il aide les gens. Je vous propose d'aller sur mon site pour comprendre la différence : « psychologue/psychiatre/psychothérapeute » et « quand/pourquoi consulter ».

Pour ma part, j'effectue dans mon cabinet des bilans psychologiques pour enfants et adolescents, de l'animation de groupes de parole et de la guidance parentale. Mon rôle au lycée est plus complexe et implique le dépistage, le test et la mise en place d'aide pour l'élève.

Quel est votre parcours ?

Je suis arrivée à Londres en 2009. J'ai passé une année en tant que SENTA (Special educational Need Teaching Assistant). Puis psychology consultant chez MEFA (Montessori Education For Autism). Ces deux expériences m'ont aidée à comprendre l'anglais, le milieu scolaire et associatif anglais. Ces connaissances m'ont été utiles lorsque j'ai pris le poste de psychologue de l'éducation au Lycée français en octobre 2010 puis lorsque j'ai commencé en libéral à la maison médicale en octobre 2011.

J'aime le travail en équipe et partager avec mes pairs. C'est pourquoi j'ai monté le réseau des praticiens francophones de Londres qui regroupe les « psys » de Londres mais aussi d'autres praticiens de santé mentale (psychomotricien, orthophoniste, coach...). N ous nous réunissons sur des thèmes techniques ou pour des introductions à des pratiques différentes. Nous avons un groupe d'analyse des pratiques et une bibliothèque virtuelle partagée.

Qu'est ce qui est important pour vous dans ce métier ?

Un point important de mon métier est l'éthique. Au-delà de la méthode et de la pratique, il me semble important que les actes soient honnêtes et dans l'intérêt de la personne. C'est un sujet difficile car nous avons un code de déontologie mais il reste général et doit s'adapter à une grande multitude de pratiques. Réfléchir à ses attitudes et comportements est un travail permanent et ce que nous faisons n'est pas toujours compris des patients ou des collègues. Il y a encore beaucoup de fantasmes autour du psychologue, du "secret" professionnel...

La ligne de conduite que j'adopte est de faire ce qui me semble le mieux pour le patient mais cela se fait parfois par des chemins inattendus. La deuxième chose est la liberté de la personne. Avec notre regard de psy nous comprenons parfois des choses que notre patient ne voit pas, ne veut pas ou ne peut pas encore voir. Il est en "résistance" ou en "déni" et il faut lutter contre le désir de l'aider malgré lui même, nous ne sommes pas des gourous! Il faut savoir rester à sa juste place pour permettre à l'autre de faire son propre chemin mais sans lui dire où aller.

Quelles sont les possibilités d'évolution de ce métier ?

Ce qu'il y a de vraiment passionnant avec le métier de psychologue c'est qu'il est adaptable. S'il y a des humains, il y a de la psychologie. Le psychologue peut travailler dans une entreprise, à l'hôpital, dans une école ou une association. Seul, il peut travailler en cabinet ou en consultant, il peut travailler avec une personne, un groupe, une structure...

La carrière de psychologue est donc ouverte sur un grand champ de possibilités qu'il faut savoir saisir.

Quelle est votre plus grande satisfaction professionnelle ?

Ma satisfaction est justement cette incroyable ouverture de la psychologie. Actuellement je monte avec une autre psychologue, un projet de workshop sur "la communication en famille" ou encore les "cafés psycho" qui permettent de découvrir un thème sur une matinée. Je travaille seule en cabinet, en équipe au lycée. Je suis en perpétuel questionnement sur divers thèmes, je lis, je recherche et je fais des rencontres. C'est un métier très intellectuel et vivant à la fois.

Quelle est pour vous la principale qualité pour exercer ce métier ?

Chacun est diffèrent mais je dirais qu'un bon psychologue est (au-delà d'une bonne formation et d'une bonne éthique, bien sûr) subtil, sait se remettre en question, aime apprendre et découvrir, trouve de la gratification dans le rapport à l'autre.

 

Aude Mouton

Psychologue clinicienne au lycée français de Londres et à la maison médicale

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www.psycholondres.com 

 

Etudes supérieures

 

Additional Information

En bref

  • The most expensive university MBAs in the UK 2015

    Cliquer sur le lien :

    The most expensive university MBAs in the UK 2015

     

    Classement in Times Higher Education, Août 2015

     
  • Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

    L'université Paris Dauphine vient de signer un accord de partenariat en formation et recherche avec les IEP d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Les représentants de Paris-Dauphine et des IEP (Instituts d'études politiques) d'Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse ont signé le 19 juin 2013 à Toulouse un accord de coopération en matière de formation et de recherche.

    Cette convention cadre s'accompagnera, dans les prochaines semaines, de conventions bilatérales entre l'établissement parisien et chacun des six IEP, l'accord étant décliné en fonction des spécialités de chaque institut.

    Avec pour objectif une application de l'accord à la rentrée 2014."Il s'agit d'une triple ouverture : géographique, disciplinaire et institutionnelle, indique Laurent Batsch, le président de Paris Dauphine. Des étudiants d'IEP qui ne s'étaient pas posé la question de venir étudier à Paris vont pouvoir l'envisager".


    Source : Mathieu Oui, L'Etudiant/educpros.fr, 20.06.2013

     

     
  • Ecole de commerce. Emprunt étudiant

    FR. Ecole de commerce. Emprunt étudiant 

    L'endettement des étudiants français concerne plus d'un jeune sur six en école de commerce …. En effet, les établissements les plus prestigieux n'hésitent pas à facturer l'année d'étude de 10 000 à 15 000 euros par an. Pour tenir leur rang dans une compétition internationale impitoyable, les écoles investissent. " Et comme l'Etat ne nous soutient pas, constate Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles et directeur général de l'Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), il faut bien que les étudiants participent. " Et certains s'endettent. Selon Mr Tapie : " A l'Essec, la scolarité coûte 40 000 euros à l'étudiant. Mais il perçoit en retour, à travers des stages notamment, quelque 24 000 euros. La charge nette est donc de 16 000 euros. Si, pour l'assumer, il emprunte, le prêt correspondra à ses cinq premiers mois de salaire en moyenne... C'est donc très raisonnable. ".

     

    Les banques ne s'y trompent d'ailleurs pas, qui misent sur le prêt étudiant, outil efficace de fidélisation : 60 % des étudiants ont un compte dans le même établissement que leurs parents. Les Caisses d'épargne, par exemple, ont des objectifs ambitieux : doubler le nombre de crédits accordés en 2013, soit 30 000, contre 15 000 l'année précédente.

    Compte tenu des caractéristiques sociologiques de la France, l'essor attendu n'est pas assuré. Le prêt avec garantie d'Etat, par la banque publique Oséo, lancé par Valérie Pécresse en 2008, n'a pas répondu aux attentes de ses promoteurs. Cinq ans plus tard, le système fonctionne à petite vitesse : 40 000 prêts ont été signés au total (pour un montant moyen de 8 000 euros). L'objectif était de 60 000 crédits par an.

    Source: Benoît Floc'h, Maxence Kagni et Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde universités & Entreprises, 16.05.2013, p.9.

     

     
  • Etudes Britanniques à l’étranger

    Etudes Britanniques à l’étranger 

    Transnational education ‘brain drain’ warning. A study into transnational education has found that it can help train students to fill skills gaps in host countries, but also warned that it can contribute to a brain drain and has not led to enhanced research. Transnational education – which includes ventures such as branch campuses, joint degrees and the validation of overseas courses - has been promoted by the universities and science minister

    David Willetts. UK universities had established 25 branch campuses by 2012, according to the Observatory on Borderless Higher Education, in countries including China, the United Arab Emirates, India and Malaysia. In 2010-11 there were 291,595 students studying overseas on programmes validated by UK institutions. But so far there has been “little national data” produced on whether such ventures benefit host countries economically or whether the quality of higher education is boosted, according to the pilot British Council study, released today.

    Davie Matthews, Times higher educational, (THE), 14 May 2013 

     

     

     
  • Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État français

    Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État français

     

    FR. Coûts des universités. Un étudiant coûte en moyenne 11.630 euros par an à l’État. Les élèves des classes prépas sont ceux qui coûtent le plus cher. Plus d’un jeune sur deux accède à l’Enseignement supérieur, et 650.000 d’entre eux bénéficient d’une bourse. Le rapport sur «L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en France» vient d’être publié début mai par le gouvernement. Un secteur qui pèse 28 milliards d’euros en 2011. 2.347.800 étudiants étaient inscrits dans l’enseignement supérieur cette année-là, un nombre qui «n’a jamais été aussi important.

    À 11.630 euros, la dépense annuelle moyenne par étudiant baisse légèrement par rapport à l’an passé , l’hexagone se classant dans la moyenne des pays de l’OCDE. La France reste néanmoins loin des États-Unis, champions en la matière avec plus de 22.000 euros dépensés par étudiant. Une générosité qui trouve peut-être son explication dans l’origine des fonds. Alors que l’argent public représente plus de 80 % des financements en France ou en Allemagne, les pays anglo-saxons n’hésitent pas à recourir massivement à l’argent privé: près de 55 % du total en Australie, 61 % aux États-Unis et 70 % au Royaume-Uni. Source : Quentin Blanc, Le Monde, 3.05.2013